22/02/2013

Quels commentaires, quelles infos?

Il ne se passe guère de semaine sans que le médiateur ne soit interpellé sur la gestion des commentaires déposés sur les sites du Matin, de 24 Heures ou de la Tribune de Genève.

Ainsi, ce lecteur de Corcelles (Neuchâtel): «Je me demande depuis un certain temps pour quelles raisons certaines informations ne peuvent être commentées, alors que d’autres le sont sans problème».

La réponse tient en trois points.

Le premier est que les rédactions Web des quotidiens restent libres de leurs choix rédactionnels, de la sélection des informations, de leur traitement, de leur mise en hiérarchie. Elles le sont aussi de l’ouverture de certaines d’entre elles aux commentaires des internautes. Encore faut-il en effet que les informations soient assez intéressantes pour susciter des commentaires nourris.

Le deuxième point est que l’expérience montre qu’un certain nombre de thèmes donnent lieu à des empoignades qui dérapent systématiquement du débat d’idées à l’échange d’insultes. Le phénomène n’est pas propre aux lecteurs des quotidiens romands. Des observateurs des pratiques sur les forums de l’Internet désignent comme «point Godwin», défini en 1990 par Mike Godwin, le moment où interviennent dans une discussion en ligne des accusations en référence à l’époque du Troisième Reich.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquer ici.

15:12 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2013

Le drame de l'A9 n'en finit pas

La diffusion publique des images de l’accident d’un car belge dans le tunnel de Sierre, survenu voilà près d’un an, ne cesse de provoquer des réactions. Une séquence de 14 minutes a été tirée des enregistrements par les caméras de sécurité installées dans le tunnel. Elle vise à démontrer que la police valaisanne a agi avec célérité et efficacité. Elle a été mise en ligne sur YouTube. Le médiateur s’attendait à se voir interpellé au sujet de sa reprise, ici ou là controversée, par des sites de médias romands.

Il n’en a rien été. A peine la divulgation des images était-elle connue que le débat s’est déplacé sur deux autres terrains : juridique et surtout, et de plus en plus férocement, politique.  La justice et la police avaient-elles le droit de répandre ces images hors du cercle de l’enquête, qui n’est pas encore terminée ? Dans un Valais plongé en campagne électorale, la polémique fait rage. Elle est attisée par la candidature au gouvernement cantonal du commandant de la police valaisanne, considéré à ce jour comme exemplaire dans sa gestion de l’accident. Le médiateur se gardera de s’en mêler.

Sous le seul aspect de l’exploitation médiatique, quelques remarques cependant, « à blanc » en quelque sorte.

Pour lire la suite sur La Page du médiateur, cliquer ici.

17:50 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0)