18/07/2013

"Yes, we scan"

Les révélations d’Edward Snowden, et plus encore les pérégrinations planétaires (à ce jour théoriques) du jeune informaticien, alimentent les journaux, radios et télévisions en ces premières semaines de l’été. Jusqu’où donc l’ancien employé de l’Agence nationale de sécurité (NSA) ira-t-il dans les divulgations de documents confidentiels américains? Traître ou héros, selon le point de vue, où finira-t-il par se poser?

Tout cela distrait.

Les Etats-Unis sont évidemment mal pris, eux qui se posent en champions de la démocratie. Ils focalisent sur les agissements et les méthodes de leurs services spéciaux une attention médiatique ainsi dissuadée de se porter ailleurs. Comme toujours, c’est la figure présidentielle qui se trouve aussitôt exposée. Le slogan de la première campagne d’Obama, «Yes, we can» ( Oui, nous le pouvons») n’a pas tardé à être détourné: «Yes, we scan» («Oui, nous scannons»). C’était, il est vrai, assez bien trouvé. En coulisses, Georges W. Bush se sent pousser des ailes d’enfant de chœur.

C’est feindre d’oublier que tous les Etats, depuis toujours, s’emploient à assurer leur sécurité par des services de renseignements dont n’évoluent que les instruments et les cibles.

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