13/02/2014

Vie privée, vie publique

Le président François Hollande s’est donc rendu seul en visite officielle aux Etats-Unis, sans compagne. C’est l’épilogue provisoire d’une affaire qui a monopolisé pendant quelques semaines les premières pages des magazines de France et de Navarre. Les médias, goûtant l’effet de répétition, l’ont aussitôt qualifiée de « Gayetgate », du nom de la partenaire prêtée au président par l’hebdomadaire Closer, un beau matin de janvier.

Le médiateur s’est trouvé interpellé sur le champ par Bilan, bi-mensuel du groupe Tamedia, en vue de la mise en ligne de réactions en Suisse romande. Cette première intervention est encore accessible sur le site de la publication. Elle ne pouvait être plus spontanée. Le médiateur ignorait encore tout des révélations de Closer et n’avait jamais entendu parler de Julie Gayet. Sa première réaction fut de considérer que l’information présentait un intérêt public. Et de rappeler qu’un président de la République disposait d’une sphère privée plus restreinte que celle de tout un chacun. Sa partenaire supposée, au contraire, pouvait se prévaloir d’une légitime protection de la sienne. De ce point de vue, les prises de vue exploitées par le magazine, œuvres d’un «paparazzi» des chemins creux, pouvaient effectivement poser problème. Cela n’a pas manqué. Julie Gayet, comédienne et productrice, est intervenue le soir même de la publication.

Ces quelques considérations lapidaires, lâchées au débotté, méritent quelques mots de complément.

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