02/04/2014

Conflits d'intérêts

Ce courriel tombe dans la messagerie du médiateur, brut de décoffrage: «Et toi Cornu tu devrais écrire sur les conflits d’intérêts, je crois que tu es le mieux placé».

Pourquoi cet immédiat tutoiement? Pourquoi cette interpellation abrupte qu’en dehors de relations amicales ou familières, une génération autrement policée ne connaissait guère qu’à l’école ou dans des rapports d’autorité mal dégrossis ? Pourquoi cette injonction ironique et sournoise? Est-ce là le registre de la communication sur l’Internet ? Il faudrait s’y faire. On ne s’y fait pas.

La question des conflits d’intérêts est pourtant loin d’être négligeable dans les médias. Il en va de l’indépendance professionnelle et de l’expression de l’opinion de tout journaliste. La déontologie du métier recommande de «n’accepter aucun avantage, ni aucune promesse» qui risqueraient de les limiter.

Le défaut de la norme est qu’elle tend à limiter le risque à des aspects matériels: invitations, cadeaux, avantages éventuels tirés d’informations privilégiées dans le domaine financier. Or, il existe aussi des contreparties d’ordre moral, qui se déploient dans le domaine social: honneurs et considération, reconnaissance publique, distinctions, auxquels les journalistes ne sont pas plus insensibles que d’autres.

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