17/06/2014

Le dur cheminement du droit à l'oubli

Quel avenir pour le droit à l’oubli ? L’arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai a provoqué d’innombrables réactions. Et tout autant de questions.

La Cour s’est déclarée favorable à l’effacement sur le Web de contenus comportant des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Plus exactement: l’arrêt fait obstacle à l’affichage de telles données par les moteurs numériques lors d’une recherche menée à partir du nom d’une personne. Il vise en particulier Google, qui faisait l’objet d’une action en justice introduite par un citoyen espagnol. Il s’étend aux autres moteurs de recherche.

Les données personnelles qu’un particulier veut voir disparaître ne seraient cependant pas englouties dans un oubli absolu et définitif; elles n’apparaîtraient simplement plus dans la liste de résultats rendue par le moteur de recherche.

La protection est donc relative. Elle l’est plus encore du fait de la position de Google. L’entreprise accepte la décision de la Cour de justice européenne. Mais elle considère que l’étendue en est limitée au Vieux Continent.

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03/06/2014

Lettres de lecteurs: ça grince aussi sur le papier

Cela doit faire deux lustres, ou pas loin, que le médiateur ne reçoit plus qu’au compte-gouttes des réclamations concernant la parution d’une lettre de lecteur sur du bon vieux papier journal. Depuis l’extension de l’Internet, ce sont les commentaires en ligne, et les disputes qu’ils charrient, qui constituent son ordinaire.

Et voilà qu’un lecteur d’un de nos quotidiens lémaniques vient de protester vertement! Une lettre de lui est parue sous une forme remaniée qui ne lui convient pas. De plus, elle se trouve privée par inadvertance d’une précision effectivement utile à sa pleine compréhension.

Le médiateur n’a connaissance du litige qu’après des échanges déjà avancés entre le correspondant mécontent et le journal. Il essaie d’arranger les choses. Il propose un mot d’explication et d’excuse au sujet de la suppression malencontreuse. Il ajoute la promesse d’un rectificatif en bonne et due forme dans la page dévolue au courrier des lecteurs. Le correspondant fâché le remercie de ses bons soins, mais ne veut rien savoir de l’offre d’arrangement. Il dit craindre ce qu’il considère par avance comme un nouvel affront. Pour le médiateur, c’est l’échec. Afin de ne pas rallumer la mèche, il ne livrera ici aucun détail. Ni sur le journal concerné, ni sur la qualité du correspondant, ni sur le sujet de la lettre litigieuse.

Dommage, car il s’agit d’un cas d’école.

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