01/07/2014

L'affaire Giroud, versant médiatique

L’affaire Giroud, du nom de l’encaveur valaisan en délicatesse avec la justice, suscite de très nombreuses réactions en Suisse romande. A propos des pratiques de professionnels du vin, inévitablement. Mais aussi autour d’une opération rocambolesque visant des journalistes et des médias qui l’ont nourrie de leurs révélations. Plusieurs d’entre ces réactions émanent d’ailleurs des milieux concernés.

Un médiateur de presse n’a pas à se prononcer sur ce qui se passe entre cep, étiquette et tire-bouchon. Il lui reste donc les aspects médiatiques. Ainsi cette question, adressée par un journaliste de l’audiovisuel: «Ne trouvez-vous pas que [les] récents articles et reportages (…) piétinent le principe de présomption d’innocence, dont devraient bénéficier les trois protagonistes de cette affaire: le détective privé, le hacker et l’agent du SRC [Service de renseignement de la Confédération]

Les trois comparses sont impliqués dans la recherche – privée et non judiciaire! – de l’origine des fuites vers Le Temps et la rts au sujet des agissements de Dominique Giroud. A la suite de plaintes déposées par ces deux médias pour piratage informatique, ils ont été incarcérés par le procureur général genevois Olivier Jornot en même temps que l’encaveur. Histoire d’éviter des risques de collusion. La détention a duré deux semaines, le temps d’enregistrer quelques discordances.

Mon correspondant ajoute: «Leur nom n’est certes pas mentionné explicitement, mais les reportages et articles donnent une foule d’indices permettant de très rapidement connaître, notamment, l’identité du détective privé et du hacker».

La divulgation de l’identité d’un suspect est liée à une possible violation de la présomption d’innocence. Le Tribunal fédéral l’a établi dans deux arrêts de 1990.

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