17/09/2014

"On a les photos!"

Les photographes et les caméramans professionnels ne sont plus les seuls à documenter par l’image les événements et les drames de la planète. Ni l’Internet ni ses réseaux sociaux ne sont à l’origine du phénomène. Ils lui donnent une ampleur sans précédent.

Chaque fin d’été se tient à Perpignan un important festival dévolu au photojournalisme, Visa pour l’image. Il forme avec les Rencontres d’Arles, plutôt vouées à la photographie comme «septième art», un passionnant diptyque estival.

Le Temps du 13 septembre rend compte d’une exposition au Couvent des Minimes de Perpignan, intitulée Amateurs à la une, dont le sous-titre interroge: «30 images qui n’ont pas changé le photojournalisme».  En guise de préface, quelques jours avant l’ouverture du festival, Le Monde publiait une série d’articles sur «Les amateurs du scoop», l’image captée en primeur par des acteurs ou des témoins.

Le statut de l’image dans les médias s’est modifié depuis le développement du Web 2.0. Auparavant, l’illustration de l’actualité était principalement l’affaire de reporters journalistes dépêchés sur les lieux par leurs agences ou leurs journaux. Non sans de notables exceptions. (...) Un basculement s’opère au moment du tsunami du 26 décembre 2004, en Thaïlande. Sur ces lieux de vacances, à l’époque des fêtes de fin d’année, aucune agence ne peut compter sur la présence d’un photographe de métier. Les agences se mettent alors en chasse d’images prises par des touristes rescapés, vacanciers témoins du drame et dûment équipés désormais en matériel numérique.

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01/09/2014

A l'écoute du lecteur: deux centième

Ce billet est le deux centième mis en ligne sur La page du médiateur.  En sept ans et quatre mois, c’est à la fois peu et beaucoup. A peine plus de deux billets par mois, cela semble négligeable en comparaison d’une production journalistique ordinaire ou du rythme soutenu de nombreux blogueurs. C’est appréciable en regard du champ relativement limité, en tout cas délimité, de la médiation de presse.

Depuis 1998 et pendant neuf ans, les trois quotidiens du groupe Edipresse (24 heures, la Tribune de Genève et Le Matin) ont disposé de leur médiateur attitré. Je l’étais alors pour la Tribune. Le rôle de chacun était d’entendre les réclamations des lecteurs au sujet du traitement journalistique de l’actualité et de tenter d’apporter réponses ou solutions. Une explication souvent, un simple avis parfois, une confrontation avec le point de vue de la rédaction, l’obtention d’une éventuelle rectification (...)

En mai 2007, le transfert de la médiation à un titulaire unique pour l’ensemble des titres du groupe n’a rien changé d’essentiel. Sinon que le passage par l’Internet s’est aussitôt imposé, comme une sorte de dénominateur commun: c’est sur La page du médiateur (www.mediateur.tamedia.ch) que sont publiés désormais les avis et considérations destinés à l’ensemble du public.

La reprise complète dès 2011 des publications romandes d’Edipresse par le groupe Tamedia a pérennisé la fonction. Le groupe alémanique l’avait par ailleurs instituée pour lui-même dès la fin des années 1990.

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