27/03/2015

Rumeurs et scoop vendeur sur les collèges genevois

Un enseignant publie une lettre dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève du 23 mars. Il revient sur les changements d’affectation de bâtiments scolaires, prévus au bout du lac par le Département de l’instruction publique. Il s’en prend à un éditorial du journal sur la gestion de ces projets. Libre à lui.

L’enseignant tire argument du traitement journalistique réservé à l’affaire. Il reproche à la Tribune de s’être fondée sur une rumeur. Tout en concédant d’emblée que celle-ci ne se trouve «certes pas à des lieues de la vérité» révélée plus tard. Il souligne que le quotidien a porté le sujet en première page par deux fois.

S’ensuivent quelques lignes assez vives: «Joli coup médiatique, vieux comme le journalisme. Ficelle classique du vendeur de journaux: chercher le scoop, donner crédit à une taupe, prendre de vitesse la vraie source et faire mousser le chaland.»

Diable! Le florilège justifie une revue de détail.

 
Pour lire la suite sur la Page du médiateur, cliquer ici.

16/03/2015

Pour qui roule le journal?

L’Union démocratique du Centre (UDC) lance en Valais une initiative populaire visant à interdire le port de couvre-chefs en classe. La Tribune de Genève présente avec éclat l’ouverture de sa campagne. Elle se voit aussitôt reprocher, sur sa plate-forme de blogs, de faire «le lit des extrémistes» et de les médiatiser à l’excès.

Pourquoi accorder, en effet, autant d’importance à cette initiative valaisanne, alors que le port du voile par de jeunes musulmanes à l’école n’est à ce jour pas considéré comme un réel problème à Genève? Pourquoi une telle publicité, alors qu’un projet de loi de l’UDC, de la même eau, vient de se voir écarté par le Grand Conseil genevois?

Dans un canton de Vaud ni plus ni moins concerné par les offensives de l’UDC sur le voile, 24 heures réserve à un article de la même journaliste un traitement plus sobre, sans illustration, complément ni garniture.

La critique est récurrente. Dans un pays démocratique, le silence n’est certainement pas la voie à suivre par une presse régionale souvent en situation dominante. Les choses doivent donc être dites. Aucun acteur de la vie publique ne saurait être ignoré. Tout est question de mesure. La «juste mesure» tient toutefois, et largement, à des critères relatifs. A quel moment l’attention portée à tel courant, à telle personne se mue-t-elle, malgré elle le plus souvent, en propagande?

 
Pour lire la suite sur la Page du médiateur, cliquer ici.