14/04/2015

Le public demande des comptes

Tout le monde a-t-il pris la mesure du bouleversement opéré par l’Internet, surtout depuis l’avènement des réseaux sociaux?

Les citoyens prennent désormais une part active à la circulation des opinions et des informations. Ils interviennent sans devoir se plier aux contraintes anciennes: l’espace limité d’un courrier des lecteurs dans les journaux, le bref temps d’antenne laissé aux interventions du public en radio et en télévision, le respect de règles journalistiques et d’orientations éditoriales appliquées par les rédactions, etc.

Leur interventions du public les plus courantes prennent la forme de commentaires spontanés sur les sites web des médias traditionnels ou sur les sites d’information dits « pure players », soit exclusivement installés sur le Web.

Certains internautes mènent par ailleurs des activités autonomes par la création de sites ou la tenue de blogs. D’autres encore ne manquent pas de pratiquer un «journalisme citoyen» en répondant à des offres de participation. Sans même évoquer ici les nombreuses manière d’assurer une présence sur le Web par le truchement des réseaux sociaux: Facebook, Twitter, YouTube, etc.

De façon spontanée ou concertée, des citoyens réagissent ainsi aux opinions et informations des médias. Ils ne se manifestent pas seulement comme «producteurs de contenus». Un spécialiste canadien des médias, Marc-François Bernier, le souligne: pour la première fois de l'histoire de la presse, les citoyens peuvent «intervenir directement et exprimer leurs doléances». Cette façon d’exercer une régulation sur les activités journalistiques pourrait être même, avance-t-il, «plus efficace que les dispositifs traditionnels que sont les conseils de presse, ombudsmans et médiateurs de presse».

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