26/05/2015

Un médiateur trop indulgent face aux dérives des médias?

Les relations du médiateur avec les lecteurs sont plutôt gratifiantes. Il leur arrive même de déboucher sur des remerciements. Elles ne lui épargnent pas, parfois, un sentiment d’inachevé.

Ainsi cette réaction d’un internaute à la suite du dernier billet sur le récit fictif d’un viol dans une université américaine. Le «bidonnage»  a valu au magazine Rolling Stone une sévère condamnation par un rapport de l’Université de Columbia.

De ce montage inadmissible, le médiateur a retenu le principal ressort: le recours par l’auteur de l’enquête à des pseudonymes concernant les protagonistes, non signalés comme tels au lecteur. Le procédé a dispensé la journaliste de les rencontrer et de les confronter au récit de la prétendue victime. Saisie au vol d’une remarque du rapport: «Les pseudonymes sont fondamentalement indésirables dans le journalisme».

Le médiateur a cru bon de pondérer cette affirmation (...)

L’apport de ces nuances sur le recours au pseudonyme a été jugé intolérable par un internaute: comment peut-on s’arrêter à de tels détails, alors que l’article de Rolling Stone provoque un véritable scandale, que ni son auteur ni sa hiérarchie n’ont été à ce jour sanctionnés (une action en justice toute récente est en cours), que le rapport de l’Université de Columbia est accablant?

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10:49 Publié dans Médiation | Lien permanent | Commentaires (0)

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