22/09/2015

L'histoire d'un "casse" sur Facebook

A la mi-août, une bijouterie de Vevey est attaquée par trois braqueurs. Le commerce est tenu par un père et ses deux fils, qui exploitent deux enseignes dans cette ville. Le père est blessé, les malfrats prennent la fuite. L’un d’eux est rattrapé et maîtrisé par un fils du bijoutier. Captées par le système de vidéosurveillance de la bijouterie, les photographies des deux autres assaillants sont mises en ligne sur Facebook, avec le message: «Si vous voyez l’un ou l’autre de ces types à Vevey, appelez immédiatement le 117. Ils viennent de braquer la bijouterie Meylan» (24 heures, 19 août).

Ce n’est pas la première fois que la bijouterie subit un «casse». Chacun comprend dès lors l’alerte lancée par les victimes sur le réseau social. Les autorités de police sont plus réservées. Elles souhaitent garder le contrôle de la communication publique. Laissées à la discrétion de tout un chacun, de telles initiatives sont certes capables de faciliter une arrestation. Elles peuvent aussi entraver une action en cours.

A la recherche depuis six mois de l’auteur présumé d’une agression sexuelle dans un train, la police municipale de Zurich vient de recourir à une procédure peu courante, mais validée par la Conférence des procureurs de Suisse: la publication de photos pixélisées, accompagnée d’une annonce de diffusion des mêmes photos en clair si l’individu concerné ne se dénonce pas dans la semaine. Le délai étant échu, des photographies de l’individu ont été mises en ligne par la police. Le site de 20 Minutes a reproduit l’une d’elles, reprise sous forme de vignette dans l’édition papier du lendemain.

Une enquête du Matin Dimanche (13 septembre) montre que les pratiques des polices dans les cantons romands varient quelque peu, mais que le recours à une communication publique de photographies de suspects est plutôt rare.

 
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10:30 Publié dans Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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