28/01/2016

Mais que fait le médiateur?

Petit coup d’œil dans le rétroviseur. L’année 2015 reste marquée par plusieurs événements tragiques et proches, liés au terrorisme. Cela ne signifie pas que le médiateur ait été plus souvent sollicité. Soit que, dans l’ensemble, la couverture journalistique de l’actualité ait été considérée comme satisfaisante et n’ait pas justifié davantage de réclamations. Soit que, d’une manière générale, le lecteur se sente d’abord concerné par des manques ou des écarts professionnels qui se rapportent son environnement le plus immédiat. Rien n’exclut par ailleurs une combinaison des deux suppositions.

Pour rappel, les activités du médiateur comportent trois aspects.

Le premier est le principal. Il est de recevoir les réclamations sur le traitement journalistique de l’actualité, ainsi que sur les relations entre les journaux et leur public (gestion des lettres de lecteurs et des commentaires sur les sites web, notamment).

Le plus souvent, le médiateur rédige une explication, d’entente avec la rédaction ou de son propre chef, et l’adresse au lecteur ou internaute mécontent. Dans les affaires litigieuses, il intervient auprès de la rédaction concernée, préconise une solution et assure un suivi auprès du plaignant.

Il arrive aussi que le médiateur soit interpellé sur les activités non journalistiques des titres: un contenu publicitaire, une distribution aux abonnés défaillante, une campagne de marketing. Il se contente alors de transmettre la réclamation au service concerné de Tamedia, la maison d’édition, dans certains cas à son service juridique. Il en informe l’auteur.

Le médiateur assure enfin des réponses plus ou moins circonstanciées à des consultations internes ou externes sur des questions de pratiques journalistiques et médiatiques.

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15:06 Publié dans Médiation | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2016

Haro sur le politiquement correct

Le «politiquement correct» a mauvaise presse. Il est perçu comme un obstacle à la liberté d’expression. Il est donné le plus souvent comme une valeur «de gauche» face à une droite qui cultiverait son franc-parler.

L’expression est née aux Etats-Unis. Elle a commencé par définir un discours conforme à une ligne de pensée. A sa manière, le discours marxiste se devait de l’être. Le qualifier de politiquement correct revenait à reconnaître son orthodoxie, que ce soit pour l’en louer ou pour s’en moquer.

Le sens s’est infléchi au cours des années 1980. La formule s’est étendue au gré de son usage dans les campus universitaires, suivant de nouveaux champs d’études sur la condition féminine (women’s studies) ou sur la communauté noire (african-american’s studies). Son développement s’est fondé en particulier sur la dénonciation du «discours de haine» (hate speach) dont sont victimes certaines personnes ou groupes sociaux. Une dénonciation qui se retrouve aujourd’hui à propos des commentaires déposés sur les espaces de discussion ménagés sur l’internet.

Marion Rousset relit cette histoire des origines dans un excellent dossier paru dans un supplément «Culture & idées» du Monde (23 mai 2105). Elle cite le sociologue Eric Fassin : «Le mot nigger était l’un des exemples de ces discours de haine, cela a toujours été une insulte. Quand une minorité est stigmatisée, son nom finit toujours par être dévalorisé».

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