17/03/2016

Cisjordanie: à l'école de la rectification

L’édition du Matin du 24 février a publié dans sa rubrique «Le monde en images» une photographie accompagnée d’une légende fautive. La même photographie et la même légende ont été reprises dans l’édition web du journal, le même jour.

Dans cette histoire, rien n’est anodin. La photographie montre une douzaine d’enfants assis sur des chaises, en plein air. Ils sont placés devant un drapeau palestinien, planté dans ce qui ressemble à la sortie au sol d’une gaine technique. Ils écoutent une jeune femme voilée au visage découvert.  Derrière eux, un peu plus loin, des constructions de fortune, genre bidonville. A l’arrière-plan, sur une crête, la silhouette d’une bourgade.

Placée sous le titre «A rude école», la légende dit ceci: «Cisjordanie. Leur salle de classe ayant disparu sous les bombes lors d’un raid de l’aviation israélienne, c’est en plein air que ces jeunes Palestiniens suivent leurs cours à Al-Azariya».

L’image est portée au crédit de l’Agence France-Presse (AFP)  et d’un photographe nommé Ahmad Gharabli.

En soi, elle interroge. Pourquoi des enfants dépourvus de tout matériel scolaire? Ils semblent réunis en vue d’une photo de classe plutôt que pour un cours. Pourquoi une institutrice sans le moindre support d’enseignement?  La destruction de l’école peut tout expliquer. Mais pourquoi la présence des couleurs palestiniennes? S’agit-il d’une « tranche de vie » en territoire cisjordanien ou d’une mise en scène de propagande?

C’est pourtant la légende qui pose le problème le plus aigu.

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