18/05/2016

Les vagues médiatiques des "Panama Papers"

La divulgation de données en provenance du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca commence début avril. Elle concerne des comptes offshore, placés donc sous la juridiction d’un Etat qui n’est pas le pays de résidence des détenteurs des fonds. L’affaire est d’une ampleur exceptionnelle, onze millions et demi de fichiers. Elle est passée dans l’actualité sous l’appellation de «Panama Papers».

A l’origine, une source anonyme transmet les données de Mossack Fonseca à la Süddeutsche Zeitung, quotidien réputé pour le sérieux de ses enquêtes. Selon ses dires, le lanceur d’alerte a essuyé auparavant le refus d’autres organisations médiatiques. Le journal allemand voit mal comment venir à bout d’une telle masse. Il fait appel à une organisation de journalistes préconisant la collaboration par-dessus les frontières, basée à Washington: le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Près de quatre cents professionnels, plus de cent rédactions s’attellent au décryptage des données. Les résultats sont distillés dans leurs pays respectifs, 76 au total, pendant cinq semaines. D’un territoire à l’autre, l’information se diversifie selon la qualité des protagonistes, la nature des fonds, leurs liens éventuels avec des crimes ou délits comme le trafic de drogue ou la corruption.

Les matériaux se sont accumulés pendant quarante ans. Ils ne sont pas tous également intéressants ni pertinents. Ils contiennent de nombreuses données de comptes qui ont été fermés ou qui sont devenues obsolètes. L’examen des archives de Mossack Fonseca requiert du discernement.

L’opération conduit néanmoins à la mise au jour de renseignements substantiels, actuels ou récents.

Elle présente au moins trois volets.

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02/05/2016

Drame du Grand-Pont et retour sur information

Le 8 juillet 2003, un chauffard lance sa voiture contre des passants en plein cœur de Lausanne, au moment de la pause de midi. Trois personnes sont tuées, sept autres blessées. C’est le drame du Grand-Pont, resté fameux dans la capitale vaudoise et même au-delà. L’homme qui tenait le volant de la «voiture folle» en réchappe, il est incarcéré.

L’affaire est peu commune et fait grand bruit. Trois mois plus tard, un journaliste publie dans un magazine illustré un article portant notamment sur des aspects personnels du prévenu et sa vie en détention. Les pièces utilisées appartiennent au dossier de l’instruction. Le journaliste déclare les avoir reçues anonymement.

Avec le recul, le contenu même de l’article paraît plutôt anodin. Sa publication suffit cependant à fonder une action en justice. L’enjeu est de trancher entre la liberté d’expression du journaliste et la publication de documents officiels secrets.

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