23/08/2016

Trump: c'est la faute aux médias!

A la mi-août, Donald Trump envoie une salve de messages sur son compte Twitter. Il dénonce l’action des médias. Coupables à ses yeux de la baisse des intentions de vote en sa faveur. Et d’une «protection» dont jouirait à ses yeux la candidate démocrate Hillary Clinton.

Il semble que cette brusque éruption soit provoquée par une enquête du New York Times, publiée la veille. L’article évoque les interrogations d’une équipe de soutien sur la capacité du candidat républicain à hausser son niveau.

Au même moment, un éditorial du Wall Street Journal suggère qu’à défaut de professionnaliser sa campagne dans les plus brefs délais, Donald Trump serait bien inspiré de se retirer au profit de son colistier Mike Pence. Depuis lors, son équipe tente tant bien que mal de corriger le tir.

Avant l’élection primaire, le magnat de l’immobilier s’en est déjà pris plus d’une fois à la presse: attaque contre une journaliste de Fox News, chaîne de télévision pourtant peu suspecte d’antipathie envers son parti; menace de suspension de l’accréditation du New York Times, permettant aux journalistes du quotidien de suivre sa campagne; mise au ban du Washington Post, en raison d’articles critiques; altercation avec la presse au sujet d’une promesse de dons, non suivie, à des anciens combattants; jusqu’à l’évocation d’une modification de la loi, afin de rendre plus faciles les actions en justice contre les entreprises d’information.

Le nouveau médiateur du New York Times, Jim Rutenberg, n’a pas attendu le dernier éclat du milliardaire pour signaler les dommages  collatéraux causés par cette candidature sur les pratiques journalistiques. «Trump teste les normes de l’objectivité en journalisme», affirme le titre de sa chronique parue le 8 août dans le quotidien.

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