27/09/2016

La presse écrite cherche des sous

iciPartout, l’argent manque. Pour faire plus, mieux, nouveau. Pour continuer à faire, tout simplement. Les universités, les institutions culturelles ne comptent plus sur les seules contributions des collectivités publiques. Celles-ci ne suffisent pas à assurer des prestations ni à satisfaire des ambitions répondant à un jeu de concurrence de plus en plus sévère. La recherche de fonds est devenue une activité à part entière. Des fondations sont sollicitées, le parrainage et le mécénat sont encouragés.

Par son ampleur, le phénomène est nouveau. Il est exposé à des dérapages. L’exemple académique le plus caricatural, et pourtant réel, est la recherche sur le cancer des poumons financée par l’industrie du tabac. Dans domaine culturel, le risque est celui de l’intervention d’un parrain généreux en mal d’influence sur les choix artistiques. L’apport de fonds extérieurs ne devrait donc pas échapper au respect de règles et de normes qui assurent à la fois l’indépendance des institutions et la transparence quant à leurs origines et conditions.

La presse écrite quotidienne se trouve aujourd’hui dans une situation analogue. Elle ne reçoit certes pas de fonds publics, bien que l’information semble être considérée encore comme un bien commun en démocratie. Depuis bientôt deux siècles, elle tire ses ressources de ses ventes et de ses recettes publicitaires. Mais son modèle économique est atteint d’anémie.

Partout dans le monde, les tirages des journaux s’érodent, même parmi les plus grands. Partout, les volumes publicitaires se ratatinent. Les deux sources financières de la presse sont en voie d’assèchement.

La presse écrite quotidienne subit deux migrations massives: celle des lecteurs, et d’abord des plus jeunes, celle d’annonceurs autrefois très présents sur le marché de l’automobile, de l’emploi, de l’immobilier, des petites annonces. Tout le monde se retrouve désormais sur le Net.

Les journaux se lancent donc à leur tour dans la recherche de fonds. Les pratiques de deux quotidiens romands se voient discutées.

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