20/06/2017

Vents contraires autour de la médiation de presse

Suivant les usages internationaux, il est appelé ombudsman. En Suisse alémanique, on s’accommode fort bien de cette appellation. En France, il porte le titre de médiateur. C’est aussi le cas en Suisse romande.

Partout ailleurs, et même aux Etats-Unis,  les appellations varient : rédacteur public, avocat, représentant ou garant des lecteurs. Peu importe, la mission est la même: servir de relais entre le public et les entreprises d’information. Il n’est ni une autorité, ni même un recours: il est un intermédiaire.

Selon les médias, selon les latitudes, le médiateur est appelé à procéder à une conciliation, dans l’esprit d’une médiation au sens juridique; ou simplement à écouter les doléances de membres du public, expliquer le plus souvent, arbitrer parfois, suggérer à l’interne, au besoin, une rectification ou une réparation adéquate.

L’idée est née aux Etats-Unis en 1967, il y a 50 ans. Deux articles sont considérés comme fondateurs. L’un d’eux, paru dans le New York Times, considère que l’instauration d’un ombudsman dans les entreprises de médias est un moyen de lutter contre l’«l’indestructible suffisance» des directeurs et rédacteurs en chefs de journaux. Et plus encore d’offrir un contrepoids à une presse «adonnée au pharisaïsme, à l’autosatisfaction et encline à se féliciter elle-même». [...]

Autres temps, autres mœurs? Ironie de l’histoire, pour le moins! Alors que sont célébrés cette année les 25 ans de la médiation en Suisse, le Washington Post a déjà laissé s’éteindre la fonction depuis quatre ans (2013) et le New York Times vient de la liquider à la fin du mois de mai. Plus besoin d’entretenir des médiateurs! De toute façon ils sont débordés, par les effets de l’internet. Et sur les réseaux sociaux, les internautes font leur travail gratuitement.

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10:01 Publié dans Médiation | Lien permanent | Commentaires (0)

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