15/12/2017

Des limites à l'emprise des géants du Net

L’inventaire des effets produits sur la communication par l’entrée en jeu des géants de l’Internet est loin d’être clos. On réunit ces mastodontes sous un acronyme, le GAFA, qui renvoie aux principales puissances de l’univers numérique: Google, Apple, Facebook et Amazon. Ou GAFAM si l’on ajoute Microsoft.

Deux de ces puissances concernent plus directement le journalisme: Google et Facebook. La première peut être considérée comme le leader incontesté à ce jour des moteurs de recherche, la seconde comme le porte-drapeau des réseaux sociaux. L’une et l’autre sont passées au statut de diffuseurs et adaptateurs de contenus. Elles entrent en concurrence directe avec les médias. Elles pèsent sur le débat public. Leur participation à la circulation des informations et des opinions en accroît le débit jusqu’à la submersion et en oriente le cours jusqu’à la perversion.

L’informatique a fait évoluer la production et la diffusion des médias traditionnels. Il serait absurde de nier l’apport des grandes entreprises du Net au partage de la connaissance, à l’organisation et à la communication au sein de nos sociétés. «Nous cherchons déjà à respirer par les bronches de Google», lançait il y a quelques années l’essayiste italien Alessandro Baricco.

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