20/02/2018

Confiance dans les médias: un notable rebond

La Suisse n’est pas la France. Les médias suisses, même en Suisse romande, ne sont pas les médias français. Sinon on vous l’aurait dit.

Un sondage n’établit pas des faits, mais reflète l’état d’une opinion, à un moment donné. Il est tributaire de plusieurs facteurs, à commencer par la sincérité des réponses.

Il reste que l’enquête annuelle menée par l’institut Kantar Public (anciennement Sofres) depuis trente ans reste un bon indicateur de la confiance accordée par le public français à ses médias. Le baromètre est établi pour le quotidien La Croix et peut être consulté comme une indication de tendance intéressante dans nos contrées. Il a été réalisé en janvier.

 L’an dernier, sur cette même Page du médiateur, il fut assez largement question des difficultés des  journaux. Une confiance en baisse, des lecteurs en fuite.

La seconde affirmation ne se dément pas. En France, les titres de presse écrite enregistrent globalement une nouvelle baisse de leur lectorat. La question posée était: «Vous arrive-t-il de lire un quotidien national ou régional, ou un magazine d’information générale, qu’il s’agisse de la version papier ou du site internet du journal?». La réponse qui vient en tête paraît relativement rassurante. Une lecture régulière est reconnue par plus du tiers (36%) des personnes interrogées, proportion identique à celle de l’année précédente.

Les affaires se gâtent par la suite. Ne lisent plus que de temps à autre 27% ou rarement 15%. Plus inquiétant, un cinquième des sondés (21%, en hausse de quatre points) répond «jamais».

Le déclin de l’intérêt du public pour l’actualité est général , commun en France à tous les médias (presse, radio, télévision, internet).  L’institut de sondage enregistre un intérêt assez grand ou très grand auprès de moins des deux tiers du public (62%). Une partie importante (38%) ne porte aux nouvelles qu’une attention assez faible ou très faible (...)

Jointe à la désertion de la publicité, naguère source importante de revenus, l’érosion du lectorat et de la diffusion traduit les difficultés des journaux payants, publiés sur papier. Serait-elle le signal irréfutable d’une perte de crédibilité?

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