12/04/2018

Mais que fait-on des fake news?

Qu’est-ce qu’une fake news? Par quels moyens combattre sa toxicité? Ces deux questions ont déjà été évoquées sur cette page. En restent d’autres. Par exemple, comment les fake news sont-elles accueillies et utilisées dans le public? Deux études intéressantes sont parues sur le sujet au cours des derniers mois.

La publication la plus récente concerne une enquête menée par une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) de 2006 à 2017. Elle est parue début mars dans la revue Science. Elle porte sur quelque 126 000 histoires relayées sur Twitter plus de 4,5 millions de fois et par 3 millions de personnes.

Deux conclusions saillantes : les fake news ont 70% de chances supplémentaires d’être  «retwittées» en cascade que les informations avérées; la nouvelle vraie met six fois plus de temps qu’une fake news à atteindre un public de 1500 personnes.

La fake news se diffuse donc davantage, plus vite et à plus de personnes qu’une information vraie et consolidée.

Quelles sont les explications de ce traitement différencié ? Une enquête qualitative complémentaire du MIT l’attribue au fait que la fake news offre le plus souvent un contenu plus original, inspire des émotions différentes et plus marquées, comme la surprise, la peur ou le dégoût.

Au contraire, peut-on ajouter, une nouvelle vraie s’inscrit ordinairement dans une chaîne d’informations, dans un contexte déjà connu. Elle «fait suite», elle n’est qu’une nouvelle ajoutée.

Une question subsiste néanmoins: dans l’esprit du public, la distinction entre nouvelle fausse et nouvelle vraie est-elle aussi claire que pour les chercheurs du MIT, qui ont recouru à des spécialistes de la vérification des faits (fact checking) pour attribuer les histoires retenues à ces deux catégories ?

Une autre étude introduit le doute.

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