04/09/2018

Sur le Web, le déclin du clic

Dans les tout premiers temps de l’extension des médias traditionnels sur le Web, l’objectif absolu était de générer des clics. Combien pour telle information, pour telle image, pour telle vidéo de plus en plus  ? Les plates-formes médiatiques comptaient leurs clics comme les gamins d’autrefois comptaient leurs billes à la fin de la récréation.

Des outils plus sophistiqués se sont bientôt mis en place, permettant de suivre sur écran, minute par minute, la fréquentation des contenus d’actualité affichés sur les sites. Le procédé avait pour effets d’identifier les sujets les plus attractifs et d’inciter les rédactions en ligne à prêter une attention suivie aux thèmes de prédilection des internautes. Cette audimétrie permanente impliquait une tendance à l’uniformisation et amorçait une inversion progressive du rapport de force entre les rédactions et les internautes. Elle a donné naissance à une culture du clic.

Les « sismographes » du Web présentaient deux défauts originels. Le premier tenait à l’enregistrement d’une perception immédiate, sans rendre compte de l’intérêt pour un contenu dans la durée. Le second à l’ignorance de l’intensité de cet intérêt (simple coup d’œil, lecture partielle, lecture complète) et de son potentiel d’incitation à découvrir d’autres contenus sur le même site.

Des correctifs sont désormais apportés. Des indications plus précises permettent d’orienter l’offre de contenus, tout en répondant aux attentes des annonceurs, davantage intéressés par la qualité de la lecture sur écran que pas le nombre de pages tournées.

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