21/09/2018

Les affaires et la presse: un risque de démesure

Broulis, Maudet. L’actualité lémanique est emportée par les affaires. La presse en maîtrise-t-elle encore le cours ? En fait-elle trop ? Saisies par la politique et le mécanisme des institutions, les affaires produisent leurs propres enchaînements, leurs propres excroissances. Les médias ne manquent pas d’en relater les péripéties, ils contribuent ainsi à les entretenir et à les amplifier.

Il  est demandé aux deux conseillers d’État des comptes sur des comportements qui relèveraient de l’octroi ou de l’acceptation de privilèges.

Entrer dans le détail ? Trop de questions restent à ce jour sans réponse. La justice doit encore faire son œuvre. Ce n’est d’ailleurs pas le fond des affaires qui intéresse ici, mais leur traitement par les médias.

La presse est dans son rôle lorsqu’elle met au jour le dysfonctionnement des divers pouvoirs. Selon une tradition libérale venue des États-Unis, il lui incombe d’exercer une surveillance publique de leur exercice, afin d’en dénoncer les défaillances ou les éventuels abus. Les journaux sont alors qualifiés de « chiens de garde » de la démocratie.

Dans cet esprit, la pratique des privilèges, sans même parler de corruption qualifiée, mérite quelques aboiements. Sont-ils ou seront-ils un jour, ces privilèges, les leviers d’une demande qui trouverait un représentant du pouvoir réduit à l’état de débiteur ?

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