11/01/2019

Fuites et distance critique sur les «affaires»

L’année 2018 n’était pas achevée qu’un lecteur genevois s’étonnait aimablement du silence du médiateur au sujet des fuites et des rumeurs qui ne cessent d’alimenter les médias. En ligne de mire: les «affaires» qui agitent depuis plusieurs mois la République et Canton de Genève aussi bien que le Pays de Vaud.

Une fois encore, il n’appartient pas au médiateur de se prononcer sur le fond. Le lecteur qui nous écrit s’interroge d’ailleurs, opportunément, sur la légitimité de la politique d’information des médias et sur leur comportement. Il se dit de plus en plus choqué par la «désinvolture» de certains journalistes, qui semblent perdre le sens de la mesure et négliger toute distance critique. Il s’attache en priorité aux fuites.

Comment se fait-il, par exemple, que les procès-verbaux des auditions par le Ministère public de deux témoins importants dans l’affaire du voyage de M. Maudet à Abu Dhabi soient tombés entre les mains de journalistes? Que les fuites sur les dépositions aient même emporté dans leur flux des pièces du dossier?

Au premier titre, la question concerne moins les médias que leurs sources potentielles. Un article documenté est paru à ce sujet dans l’édition numérique du périodique Domaine public. Son auteur, Raphaël Mahaim, avocat à Lausanne, décortique les responsabilités des divers protagonistes engagés dans une procédure pénale.

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