15/08/2019

Les limites et les embarras du médiateur

Le médiateur de Tamedia n’est pas l’interlocuteur des lecteurs de l’ensemble des médias de la Suisse romande. Il ne s’occupe que du traitement journalistique de l’actualité par les rédactions francophones des journaux, magazines ou sites numériques appartenant à ce groupe. Il n’intervient qu’après publication d’un article et ne se mêle pas de la production des journaux. Il est ouvert à tout lecteur, mais il se retire du jeu aussitôt qu’une procédure judiciaire est ouverte ou imminente.

Ces quatre balises délimitent son territoire. Elles laissent subsister des zones grises.

Le médiateur a pour principale référence la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes; il s’appuie en outre sur un Manuel de qualité propre au groupe Tamedia. Or, la déontologie journalistique recommande de ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations. Il arrive néanmoins que le médiateur soit saisi à ce sujet en amont de toute publication.

De la même manière, par respect de la vie privée, le harcèlement est proscrit. Il prend la forme d’une intrusion dans un domicile, d’une filature, d’appels téléphoniques incessants, par exemple. Une enquête menée auprès de proches, de voisins, de clients ou d’employeurs peut causer du tort à quelqu’un, avant même que la moindre ligne ne soit publiée, et même sans qu’elle le soit jamais.

On observe aussi qu’une enquête journalistique sur une personne morale ou civile développe parfois des ramifications touchant des tiers. La mise au jour de détails à leur sujet et leur recherche même risquent d’exposer sans nécessité ces personnes à des dommages sensibles.

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