04/10/2019

Dire ou ne pas dire:quelles responsabilités des médias?

A moins de deux semaines d’intervalle, deux affaires ont suscité la réflexion au sein des rédactions de Suisse romande. Elles sont sans lien entre elles: l’une relève du fait divers, l’autre de la justice. Mais elles placent les médias devant la même alternative: dire ou ne pas dire. Dans le premier cas, il s’agit de l’origine nationale de l’auteur de violences sur la voie publique, dans le second de l’identité d’une personne jugée pour escroquerie.

Brefs rappels.

Le 31 août, à Villeurbanne dans la banlieue lyonnaise, un homme armé d’un couteau et d’une fourchette de barbecue assaille des passants. Le bilan est lourd: un mort et huit blessés. L’homme est Afghan. Les médias répercutent cette information. Ont-ils raison?

Le lundi 9 septembre s’ouvre à Genève le procès pour escroquerie d’un gérant de fortune connu dans la République en raison de ses activités politiques. L’affaire n’est pas bénigne. Les dommages subis par les plaignants, appartenant pour l’essentiel à son milieu familial, sont considérables. Tous les médias locaux relatent largement les faits, ce que le public attend d’eux. Ils publient le nom du prévenu, qui sera condamné trois jours plus tard. Une telle divulgation est-elle justifiée?

Dire ou ne pas dire? La Déclaration des devoirs et des droits de la profession énonce des règles claires. Dans les affaires de justice, elles valent aussi bien à propos d’un suspect, d’un prévenu que d’un condamné.Encore faut-il les confronter aux situations réelles.

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