02/04/2020

Le journalisme au temps du coronavirus

Se plaindre au médiateur? Vraiment pas une priorité, par le virus qui court. Pendant une dizaine de jours, dès le 13 mars, pas une seule réclamation, pas une seule demande. Rien. Dans les derniers jours du mois, aucun débordement de la messagerie du médiateur à signaler. La reprise est plutôt orientée au besoin de s’exprimer qu’à des récriminations.

Cela s’explique par l’attention quasi exclusive portée à l’évolution de la pandémie, par le souci que chacun a de ses proches et de soi. «Prenez soin de vous». L’adoption de la formule anglo-saxonne «take care» est massive.

L’absence de réclamations peut s’expliquer aussi par la qualité du travail fourni par les journalistes et les entreprises d’information. À l’heure des premières recommandations de prudence du Conseil fédéral («Pas plus de mille personnes»), on entendait encore dans le bus le traditionnel râleur: «Tout ça, c’est la faute des médias. Ils ne peuvent pas s’empêcher d’en rajouter». Depuis lors, sans cesser tout à fait, les habituelles critiques se tassent. Des encouragements arrivent aux rédactions, ce qui est plutôt rare, des lettres de remerciement au courrier des lecteurs.

De quoi est fait le journalisme en cette période de pandémie? De rien d’autre en somme qui ne constitue son ordinaire. Mais l’engagement des gens du métier est rendu remarquable par les circonstances. Les populations saluent pour leur dévouement impressionnant les médecins, le personnel des établissement de santé, publics et privés. Elles disent à raison leur gratitude à toutes les personnes qui s’exposent pour assurer leur sécurité, la salubrité du domaine public ou autres services élémentaires.

Or, depuis quelques semaines, l’informations est de plus en plus comprise comme un bien commun. On s’aperçoit que les médias assument, globalement et avec leurs statuts divers, une mission de service public.

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