01/09/2020

Une affaire compliquée à l'épreuve de l'objectivité

Cela s’est passé dans la région lausannoise et cela remonte à un an. Une enseignante de collège voit son nom s’étaler en grosses lettres le long d’un passage alentour. S’y trouvent accolés des dessins obscènes et des insultes. «Sale pute»! Le «tag» subsiste une semaine avant d’être recouvert. La victime en est profondément choquée. L’émotion gagne l’établissement, les élèves, les parents. La vie du collège continue.

L’enseignante se décide à témoigner publiquement après plusieurs mois. Elle déplore que la direction de son établissement ne l’ait pas assez soutenue et n’ait pas formellement condamné ces agressions, que les syndicats aient protesté en vain, qu’une intervention au Grand Conseil n’ait pas eu de suite. Au bout du compte, son affectation à un autre collège l’amène à sortir de son silence. Dans sa dernière édition du mois de juin, le quotidien vaudois 24 Heures publie une enquête sur l’affaire. Les dires de l’enseignante sont largement confirmés.

Parmi d’autres réactions à cette enquête, le médiateur reçoit une protestation. Plus de cinq pages pour exprimer «colère» et «dégoût» à la lecture d’un article qui semble «écrit à charge» et «revient en tout cas à déformer la réalité des faits dans des proportions invraisemblables».

À l’examen des arguments, le sentiment s’impose que la controverse porte moins sur le fond que sur des éléments de surface, qu’elle repose plutôt sur des appréciations et interprétations divergentes que sur les faits proprement dits.

Tout concourt par ailleurs à rendre l’affaire compliquée.

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