04/12/2020

Dernier adieu au journalisme

Ce billet est le dernier de ma plume de médiateur, en charge des publications romandes du groupe Tamedia – expression rendue définitivement anachronique à l’époque triomphante de la communication numérique. Je passerai la main dès le début de l’an prochain à Denis Etienne, actuel rédacteur chef adjoint de la Tribune de Genève. Je me réjouis de sa nomination. Il n’a cessé de compter parmi mes interlocuteurs attentifs et de bonne volonté.

La fonction de médiateur aura été bizarrement la plus durable d’un parcours de soixante ans dans le monde des médias, amorcé au Journal de Genève après quelques premiers pas à La Vie protestante, accompli pour l’essentiel à la Tribune de Genève et au sein des groupes Edipresse et Tamedia. Elle est la dernière qui me soit restée.

L’idée d’instituer des médiateurs de presse est née aux États-Unis dans la seconde moitié des années 1960. Elle était à l’origine une réponse à l’arrogance des journaux envers leurs lecteurs insatisfaits ou mécontents. Un article paru en 1967 dans le supplément dominical du New York Times dénonçait ainsi «l’indestructible suffisance» des directeurs et rédacteurs en chef.

Les courants de la communication se sont profondément modifiés depuis un demi-siècle. Les lecteurs de journaux, tout comme le public des médias audiovisuels, ont-ils encore besoin de médiateurs pour se faire écouter? L’internet regorge de reproches et de récriminations. Deux grands quotidiens américains, le Washington Post et le New York Times, ont renoncé. Les internautes font le travail. Le groupe Tamedia, lui, poursuivra l’expérience. C’est le signe d’une attention portée à la fois aux avis du public et à l’amélioration de la qualité journalistique des publications.

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14:55 Publié dans Médiation | Lien permanent | Commentaires (0)

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