13/02/2014

Vie privée, vie publique

Le président François Hollande s’est donc rendu seul en visite officielle aux Etats-Unis, sans compagne. C’est l’épilogue provisoire d’une affaire qui a monopolisé pendant quelques semaines les premières pages des magazines de France et de Navarre. Les médias, goûtant l’effet de répétition, l’ont aussitôt qualifiée de « Gayetgate », du nom de la partenaire prêtée au président par l’hebdomadaire Closer, un beau matin de janvier.

Le médiateur s’est trouvé interpellé sur le champ par Bilan, bi-mensuel du groupe Tamedia, en vue de la mise en ligne de réactions en Suisse romande. Cette première intervention est encore accessible sur le site de la publication. Elle ne pouvait être plus spontanée. Le médiateur ignorait encore tout des révélations de Closer et n’avait jamais entendu parler de Julie Gayet. Sa première réaction fut de considérer que l’information présentait un intérêt public. Et de rappeler qu’un président de la République disposait d’une sphère privée plus restreinte que celle de tout un chacun. Sa partenaire supposée, au contraire, pouvait se prévaloir d’une légitime protection de la sienne. De ce point de vue, les prises de vue exploitées par le magazine, œuvres d’un «paparazzi» des chemins creux, pouvaient effectivement poser problème. Cela n’a pas manqué. Julie Gayet, comédienne et productrice, est intervenue le soir même de la publication.

Ces quelques considérations lapidaires, lâchées au débotté, méritent quelques mots de complément.

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24/04/2013

Roms: le sujet n'est pas tabou, mais...

La présence des Roms et la mendicité dans les rues sont des sujets délicats. Elles ne sont pas des sujets tabou. 24 heures a parlé du désappointement d’une septuagénaire Lausannoise, au vu du comportement d’une famille de Roms à laquelle elle avait prêté assistance l’hiver dernier (édition du 19 avril). Le traitement de cette affaire par le journal a provoqué des réactions au sein de son lectorat, dont l’une a été adressée au médiateur.

Cette correspondante de Lausanne dénonce des «pratiques discriminatoires (…) à l’encontre de la communauté Roms». Elle met en cause l’affichette du journal («Roulée par des Roms, elle témoigne»), sa manchette, soit le grand titre de première page («Cette famille Roms m’a roulée, je suis écœurée») et enfin le titre même de l’article («J’aide des Roms et j’ai le sentiment d’avoir été arnaquée»).

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24/10/2011

Une tempête médiatique sur l'école?

Un référendum a été lancé à Genève contre l'introduction de cours le mercredi matin à l'école primaire. La Tribune de Genève réalise un sondage auprès de ses lecteurs. Elle est mise en cause pour son parti-pris.

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22/03/2011

Internet transforme la démocratie

La démocratie Internet. Promesses et limites. C'est le titre d'un essai récent du sociologue français Dominique Cardon. Un livre d'une centaine de pages, excellent. Tout familier de l'Internet devrait le lire pour approfondir, sinon découvrir la grammaire de ses propres pratiques. Mais plus encore tout esprit qui se méfie du réseau. Le propos n'est pas technique, il est politique.

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08/02/2011

Médias et opinion: la poule et l'œuf

Un article révélateur paraît dans Le Matin du 7 février. Il relaie un appel du vice-président de l'UDC, Yvan Perrin, incitant les membres et sympathisants de son parti à ne plus s'acquitter de leur facture Billag. Motif (je cite): «A la radio ou à la télévision, nos politiciens sont sans cesse interrompus, alors que nos adversaires peuvent gentiment exposer leurs arguments. Payer pour cela, c'est comme financer la munition avec laquelle on nous tire dessus.» (...)

Le sujet revient souvent sur le tapis. Chaque famille politique n'a-t-elle pas intérêt à se poser en victime des médias, du service public en particulier? Le débat paraît figé. C'est dommage, car diverses questions se posent, qu'il conviendrait d'examiner à nouveau.

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