14/12/2010

Brother Google et la mémoire de la Toile (I)

Un internaute s'exprime, voilà plusieurs mois, sur la venue de Dieudonné à Genève. Il s'agit d'un commentaire mis en ligne sur l'un des blogs de la plate-forme Tribune de Genève. Il s'oppose à l'accueil du personnage. Il le fait à visage découvert, signant de son prénom et de son nom. Sa prise de position lui vaut aussitôt des réactions hostiles et anonymes.

Sur le moment, ça passe. Il se trouve que ça dure. «Aujourd'hui, m'écrit cet internaute, quand on tape mon nom dans Google, on tombe très vite là-dessus». Je vérifie, c'est exact. La discussion autour de Dieudonné arrive en troisième référence du moteur de recherche. Mon correspondant demande donc le retrait de son commentaire.

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26/11/2010

Pseudonymes sur la Toile: le risque de la coquille vide

La culture de la Toile est fondée sur l'expression libre et multiple. Pour la première fois dans l'Histoire, chacun a la possibilité de s'adresser à tous. Il n'a certes pas l'assurance d'être entendu, ni même perçu. Il est cependant en situation de l'espérer.
De plus, la culture de la Toile repose sur la pratique très répandue de l'usage du pseudonyme.

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Le titre de cette note a été modifié le 30 novembre 2010.

09/11/2010

Le Conseil de la presse, grain de sable dans la machine judiciaire?

Le Conseil suisse de la presse est-il une entrave au bon déroulement de la justice? La question se pose au cours d'une table ronde concluant un récent colloque à Lausanne. Le bouillant avocat genevois Charles Poncet proclame d'entrée ce qu'il a déjà soutenu dans une lettre ouverte publiée dans L'Hebdo: le plus grand service que le Conseil suisse pourrait rendre à la presse, c'est de disparaître.

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28/10/2010

Sur Facebook, des journalistes sont de vos amis!

 

Un journaliste peut-il s'autoriser à se ménager sur Facebook un accès à la page personnelle d'un homme ou d'une femme politique, ou de toute autre personnalité publique, quitte à se ranger au nombre de ses «amis»?

La question m'est posée par Jean-François Mabut, grand maître de la plate-forme des blogs sur le site de la Tribune de Genève, par ailleurs observateur actif de la politique genevoise et des débats laborieux de l'Assemblée constituante.

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01/10/2010

Trop de pub pour les avocats?

Un lecteur de Crans-près-Céligny s'étonne des pratiques de la Tribune de Genève, qui ne cesse d'offrir aux avocats une publicité gratuite. Il ne se passe pratiquement pas une semaine, écrit-il, sans qu'une affaire judiciaire ne soit évoquée et que le nom d'un avocat ne soit mentionné dans ses colonnes, assorti de sa photographie. Il y voit une «contradiction flagrante» avec la déontologie des gens de robe.

L'attention portée par la Tribune de Genève aux activités de la justice est remarquable par son ampleur et sa constance. Le journal accorde-t-il aux avocats une publicité indue ou abusive? La question conduit à quelques distinctions.

 

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17/09/2010

Si la photo est bonne...

L'arrestation du retraité biennois qui a défié la police pendant plus d'une semaine a été reçue avec soulagement. Elle ne suffit pas à évacuer quelques questions. L'une d'elles se situe au croisement de l'action policière et de la couverture médiatique de l'événement. Elle concerne la divulgation par la police de photographies censées permettre son identification.

Un premier portrait circule largement. Les médias le reproduisent. 24 Heures l'agrandit en première page de son édition du vendredi 10 septembre, assorti de l'identité du suspect. Avec cette précision: la photographie aurait été prise dans les années 80. En admettant que l'homme sur l'image ait seulement vingt ans de moins que le sexagénaire recherché, il fait vieux avant l'âge. Voyez son visage, voyez ses mains! Après coup, l'œil est évidemment mieux aiguisé.

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08/09/2010

Proche-Orient: un manque d'objectivité?

Un lecteur de Lausanne s'émeut du traitement de l'actualité au Proche-Orient dans Le Matin. Il n'est pas le premier à s'en ouvrir au médiateur. Non pas à propos du Matin en particulier, mais de l'ensemble des médias de Suisse romande. Le conflit israélo-palestinien ne cesse de susciter des réactions sur son traitement médiatique.

Ainsi que le signale d'emblée ce lecteur, c'est l'objectivité journalistique qui est en question. La démarche est intéressante dans la mesure où l'auteur de l'interpellation ne se déclare pas «partisan d'un camp en particulier» - ce qui est plutôt rare. Il s'inquiète de l'insertion éventuelle dans un article d'information d'éléments de propagande, qui pourraient contribuer à manipuler le lectorat. Il soupçonne Le Matin de faire «acte systématiquement de parti pris pour la cause palestinienne, générant de ce fait un filtre et donc une désinformation».

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