08/02/2011

Médias et opinion: la poule et l'œuf

Un article révélateur paraît dans Le Matin du 7 février. Il relaie un appel du vice-président de l'UDC, Yvan Perrin, incitant les membres et sympathisants de son parti à ne plus s'acquitter de leur facture Billag. Motif (je cite): «A la radio ou à la télévision, nos politiciens sont sans cesse interrompus, alors que nos adversaires peuvent gentiment exposer leurs arguments. Payer pour cela, c'est comme financer la munition avec laquelle on nous tire dessus.» (...)

Le sujet revient souvent sur le tapis. Chaque famille politique n'a-t-elle pas intérêt à se poser en victime des médias, du service public en particulier? Le débat paraît figé. C'est dommage, car diverses questions se posent, qu'il conviendrait d'examiner à nouveau.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

26/01/2011

"Un Suisse fracasse le crâne d'un compatriote..."

C'est un jeune lecteur de Bernex (Genève) qui m'écrit. Il a dix-neuf ans, il se présente comme gymnasien et musicien. Il m'interpelle sur un sujet plus d'une fois abordé dans cette Page du médiateur, mais souvent exposé à des malentendus et à des abus :

«Cela fait un moment que je me demande pourquoi, lorsque je lis les nouvelles dans un journal ou alors à la télévision (suisse romande en l'occurrence), les journalistes divulguent la nationalité des personnes mises en cause dans un fait divers, qu'elles soient criminelles ou non.

Quelle est l'utilité de cette information? Est-ce nécessaire de le préciser?»

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

10/01/2011

Vie privée, vie publique: Place au Carnaval permanent!

Internet. Pendant longtemps, les médias ont opéré avec un bon compas. Depuis qu'est définie une vie privée et admise la protection qu'en attend chaque individu, les limites entre privé et public se sont précisées et affinées. Les journalistes se sont donc reposés sur les définitions généralement admises par la jurisprudence.

Cela ne signifie pas qu'ils les aient toujours parfaitement respectées, ni que ces domaines n'aient eu des contours variables selon les individus. Il reste que la distinction entre trois sphères appartenant à la personnalité de chacun a été longtemps tenue pour une référence sûre: intime, privée, publique.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

22/12/2010

Brother Google et la mémoire de la Toile (II)

Une personne occupe dans une administration publique de Suisse romande une fonction importante et visible. Elle démissionne. A la suite de fuites, la presse fait état de réactions et de jugements à son encontre. Sur le moment, celle-ci décide de ne pas riposter, afin de ne pas ajouter à la polémique. Sur la scène publique, le calme revient.
Or, les articles publiés continuent de figurer dans les archives du journal.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

14/12/2010

Brother Google et la mémoire de la Toile (I)

Un internaute s'exprime, voilà plusieurs mois, sur la venue de Dieudonné à Genève. Il s'agit d'un commentaire mis en ligne sur l'un des blogs de la plate-forme Tribune de Genève. Il s'oppose à l'accueil du personnage. Il le fait à visage découvert, signant de son prénom et de son nom. Sa prise de position lui vaut aussitôt des réactions hostiles et anonymes.

Sur le moment, ça passe. Il se trouve que ça dure. «Aujourd'hui, m'écrit cet internaute, quand on tape mon nom dans Google, on tombe très vite là-dessus». Je vérifie, c'est exact. La discussion autour de Dieudonné arrive en troisième référence du moteur de recherche. Mon correspondant demande donc le retrait de son commentaire.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

26/11/2010

Pseudonymes sur la Toile: le risque de la coquille vide

La culture de la Toile est fondée sur l'expression libre et multiple. Pour la première fois dans l'Histoire, chacun a la possibilité de s'adresser à tous. Il n'a certes pas l'assurance d'être entendu, ni même perçu. Il est cependant en situation de l'espérer.
De plus, la culture de la Toile repose sur la pratique très répandue de l'usage du pseudonyme.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

Le titre de cette note a été modifié le 30 novembre 2010.

09/11/2010

Le Conseil de la presse, grain de sable dans la machine judiciaire?

Le Conseil suisse de la presse est-il une entrave au bon déroulement de la justice? La question se pose au cours d'une table ronde concluant un récent colloque à Lausanne. Le bouillant avocat genevois Charles Poncet proclame d'entrée ce qu'il a déjà soutenu dans une lettre ouverte publiée dans L'Hebdo: le plus grand service que le Conseil suisse pourrait rendre à la presse, c'est de disparaître.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

28/10/2010

Sur Facebook, des journalistes sont de vos amis!

 

Un journaliste peut-il s'autoriser à se ménager sur Facebook un accès à la page personnelle d'un homme ou d'une femme politique, ou de toute autre personnalité publique, quitte à se ranger au nombre de ses «amis»?

La question m'est posée par Jean-François Mabut, grand maître de la plate-forme des blogs sur le site de la Tribune de Genève, par ailleurs observateur actif de la politique genevoise et des débats laborieux de l'Assemblée constituante.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

 

01/10/2010

Trop de pub pour les avocats?

Un lecteur de Crans-près-Céligny s'étonne des pratiques de la Tribune de Genève, qui ne cesse d'offrir aux avocats une publicité gratuite. Il ne se passe pratiquement pas une semaine, écrit-il, sans qu'une affaire judiciaire ne soit évoquée et que le nom d'un avocat ne soit mentionné dans ses colonnes, assorti de sa photographie. Il y voit une «contradiction flagrante» avec la déontologie des gens de robe.

L'attention portée par la Tribune de Genève aux activités de la justice est remarquable par son ampleur et sa constance. Le journal accorde-t-il aux avocats une publicité indue ou abusive? La question conduit à quelques distinctions.

 

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

17/09/2010

Si la photo est bonne...

L'arrestation du retraité biennois qui a défié la police pendant plus d'une semaine a été reçue avec soulagement. Elle ne suffit pas à évacuer quelques questions. L'une d'elles se situe au croisement de l'action policière et de la couverture médiatique de l'événement. Elle concerne la divulgation par la police de photographies censées permettre son identification.

Un premier portrait circule largement. Les médias le reproduisent. 24 Heures l'agrandit en première page de son édition du vendredi 10 septembre, assorti de l'identité du suspect. Avec cette précision: la photographie aurait été prise dans les années 80. En admettant que l'homme sur l'image ait seulement vingt ans de moins que le sexagénaire recherché, il fait vieux avant l'âge. Voyez son visage, voyez ses mains! Après coup, l'œil est évidemment mieux aiguisé.

Pour lire la suite sur La page du médiateur, cliquez ici.

08/09/2010

Proche-Orient: un manque d'objectivité?

Un lecteur de Lausanne s'émeut du traitement de l'actualité au Proche-Orient dans Le Matin. Il n'est pas le premier à s'en ouvrir au médiateur. Non pas à propos du Matin en particulier, mais de l'ensemble des médias de Suisse romande. Le conflit israélo-palestinien ne cesse de susciter des réactions sur son traitement médiatique.

Ainsi que le signale d'emblée ce lecteur, c'est l'objectivité journalistique qui est en question. La démarche est intéressante dans la mesure où l'auteur de l'interpellation ne se déclare pas «partisan d'un camp en particulier» - ce qui est plutôt rare. Il s'inquiète de l'insertion éventuelle dans un article d'information d'éléments de propagande, qui pourraient contribuer à manipuler le lectorat. Il soupçonne Le Matin de faire «acte systématiquement de parti pris pour la cause palestinienne, générant de ce fait un filtre et donc une désinformation».

Lire la suite sur La page du médiateur.