01/09/2014

A l'écoute du lecteur: deux centième

Ce billet est le deux centième mis en ligne sur La page du médiateur.  En sept ans et quatre mois, c’est à la fois peu et beaucoup. A peine plus de deux billets par mois, cela semble négligeable en comparaison d’une production journalistique ordinaire ou du rythme soutenu de nombreux blogueurs. C’est appréciable en regard du champ relativement limité, en tout cas délimité, de la médiation de presse.

Depuis 1998 et pendant neuf ans, les trois quotidiens du groupe Edipresse (24 heures, la Tribune de Genève et Le Matin) ont disposé de leur médiateur attitré. Je l’étais alors pour la Tribune. Le rôle de chacun était d’entendre les réclamations des lecteurs au sujet du traitement journalistique de l’actualité et de tenter d’apporter réponses ou solutions. Une explication souvent, un simple avis parfois, une confrontation avec le point de vue de la rédaction, l’obtention d’une éventuelle rectification (...)

En mai 2007, le transfert de la médiation à un titulaire unique pour l’ensemble des titres du groupe n’a rien changé d’essentiel. Sinon que le passage par l’Internet s’est aussitôt imposé, comme une sorte de dénominateur commun: c’est sur La page du médiateur (www.mediateur.tamedia.ch) que sont publiés désormais les avis et considérations destinés à l’ensemble du public.

La reprise complète dès 2011 des publications romandes d’Edipresse par le groupe Tamedia a pérennisé la fonction. Le groupe alémanique l’avait par ailleurs instituée pour lui-même dès la fin des années 1990.

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18/08/2014

Une guerre chasse l'autre

La guerre est finie? Non. Simplement, on n’en parle plus. Ou presque. Comme si les médias n’étaient capables d’informer que sur un seul conflit à la fois. Le phénomène est permanent. A la mi-août, il tient du modèle.

Une première semaine encore focalisée sur Gaza, des trêves hésitantes, des tirs ou des roquettes partant sans crier guerre, des spéculations en vue d’éventuels pourparlers. Et voilà que l’actualité se braque brusquement sur le Kurdistan irakien, des chrétiens d’Orient chassés de chez eux, des Yazidis traqués par les djihadistes de l’Etat islamique, des frappes américaines, un appui bégayant des Européens.

Entre deux conflagrations, les médias s’autorisent un détour sur les ravages du virus Ebola. Il suffit d’un souffle pour que le feu menace de reprendre dans un troisième foyer, en Ukraine. Une guerre chasse l’autre dans une funeste course de relais médiatique. A propos, que se passe-t-il en Syrie? En Libye?

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04/08/2014

Gaza: quelle impartialité?

Le 12 juin dernier, trois adolescents israéliens suivant un enseignement talmudique rentrent chez eux après les cours. Ils font de l’autostop près des colonies de Gush Etzion, en Cisjordanie. Ils sont enlevés et disparaissent. L’un d’eux parvient néanmoins à lancer un appel la police. Les autorités israéliennes déclenchent une vaste opération militaire pour les retrouver et tenter de démanteler l’infrastructure du Hamas sur ce territoire. Les corps des trois jeunes gens sont découverts le 30 juin, partiellement inhumés sous un tas de pierres dans la région d’Hébron. Le Hamas est mis en cause, bien qu’il se défende d’avoir commandité l’enlèvement, que les services israéliens attribuent à deux militants islamistes passés par la prison.

Le 2 juillet à Jérusalem, tôt le matin, un adolescent palestinien se rend à la prière. Il est contraint d’entrer dans un véhicule. Cela se passe devant la mosquée du quartier de Shu’fat, à Jérusalem Est. Des témoins assistent à l’enlèvement, la famille alerte aussitôt la police israélienne. Le corps calciné du jeune homme est découvert quelques heures plus tard dans la forêt, de l’autre côté de la ville. Il a été brûlé vif. Le meurtre est commis le lendemain des funérailles des trois étudiants retrouvés près d’Hébron. Deux semaines plus tard, un homme de 29 ans et deux mineurs sont inculpés pour l’enlèvement et le meurtre du jeune Palestinien. Selon l’enquête, ils appartiennent à une mouvance d’extrême droite.

Jeux de miroirs terrifiants. Depuis lors, c’est l’explosion. La bande de Gaza est à feu et à sang. Le Hamas envoie des tirs de roquettes sur Israël. Les morts s’accumulent. Du côté palestinien, les victimes se comptent par centaines. Parmi elles, des enfants. Qui ne se sent interpellé par ses racines, ses convictions, sa mémoire?

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01/07/2014

L'affaire Giroud, versant médiatique

L’affaire Giroud, du nom de l’encaveur valaisan en délicatesse avec la justice, suscite de très nombreuses réactions en Suisse romande. A propos des pratiques de professionnels du vin, inévitablement. Mais aussi autour d’une opération rocambolesque visant des journalistes et des médias qui l’ont nourrie de leurs révélations. Plusieurs d’entre ces réactions émanent d’ailleurs des milieux concernés.

Un médiateur de presse n’a pas à se prononcer sur ce qui se passe entre cep, étiquette et tire-bouchon. Il lui reste donc les aspects médiatiques. Ainsi cette question, adressée par un journaliste de l’audiovisuel: «Ne trouvez-vous pas que [les] récents articles et reportages (…) piétinent le principe de présomption d’innocence, dont devraient bénéficier les trois protagonistes de cette affaire: le détective privé, le hacker et l’agent du SRC [Service de renseignement de la Confédération]

Les trois comparses sont impliqués dans la recherche – privée et non judiciaire! – de l’origine des fuites vers Le Temps et la rts au sujet des agissements de Dominique Giroud. A la suite de plaintes déposées par ces deux médias pour piratage informatique, ils ont été incarcérés par le procureur général genevois Olivier Jornot en même temps que l’encaveur. Histoire d’éviter des risques de collusion. La détention a duré deux semaines, le temps d’enregistrer quelques discordances.

Mon correspondant ajoute: «Leur nom n’est certes pas mentionné explicitement, mais les reportages et articles donnent une foule d’indices permettant de très rapidement connaître, notamment, l’identité du détective privé et du hacker».

La divulgation de l’identité d’un suspect est liée à une possible violation de la présomption d’innocence. Le Tribunal fédéral l’a établi dans deux arrêts de 1990.

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17/06/2014

Le dur cheminement du droit à l'oubli

Quel avenir pour le droit à l’oubli ? L’arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai a provoqué d’innombrables réactions. Et tout autant de questions.

La Cour s’est déclarée favorable à l’effacement sur le Web de contenus comportant des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Plus exactement: l’arrêt fait obstacle à l’affichage de telles données par les moteurs numériques lors d’une recherche menée à partir du nom d’une personne. Il vise en particulier Google, qui faisait l’objet d’une action en justice introduite par un citoyen espagnol. Il s’étend aux autres moteurs de recherche.

Les données personnelles qu’un particulier veut voir disparaître ne seraient cependant pas englouties dans un oubli absolu et définitif; elles n’apparaîtraient simplement plus dans la liste de résultats rendue par le moteur de recherche.

La protection est donc relative. Elle l’est plus encore du fait de la position de Google. L’entreprise accepte la décision de la Cour de justice européenne. Mais elle considère que l’étendue en est limitée au Vieux Continent.

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03/06/2014

Lettres de lecteurs: ça grince aussi sur le papier

Cela doit faire deux lustres, ou pas loin, que le médiateur ne reçoit plus qu’au compte-gouttes des réclamations concernant la parution d’une lettre de lecteur sur du bon vieux papier journal. Depuis l’extension de l’Internet, ce sont les commentaires en ligne, et les disputes qu’ils charrient, qui constituent son ordinaire.

Et voilà qu’un lecteur d’un de nos quotidiens lémaniques vient de protester vertement! Une lettre de lui est parue sous une forme remaniée qui ne lui convient pas. De plus, elle se trouve privée par inadvertance d’une précision effectivement utile à sa pleine compréhension.

Le médiateur n’a connaissance du litige qu’après des échanges déjà avancés entre le correspondant mécontent et le journal. Il essaie d’arranger les choses. Il propose un mot d’explication et d’excuse au sujet de la suppression malencontreuse. Il ajoute la promesse d’un rectificatif en bonne et due forme dans la page dévolue au courrier des lecteurs. Le correspondant fâché le remercie de ses bons soins, mais ne veut rien savoir de l’offre d’arrangement. Il dit craindre ce qu’il considère par avance comme un nouvel affront. Pour le médiateur, c’est l’échec. Afin de ne pas rallumer la mèche, il ne livrera ici aucun détail. Ni sur le journal concerné, ni sur la qualité du correspondant, ni sur le sujet de la lettre litigieuse.

Dommage, car il s’agit d’un cas d’école.

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20/05/2014

Vie privée: Google interdit de connexions

Ce n’est pas exactement un coup de tonnerre dans un ciel serein. Serein, le ciel numérique ne l’est pas vraiment. Mais c’est une sacrée secousse.

La Cour de justice de l’Union européenne vient de donner raison à un citoyen espagnol qui se plaignait de la permanence sur le Web d’anciennes informations le concernant, accessibles à tous par simple inscription de son nom sur la page d’accueil de Google. L’enjeu est la protection des personnes physiques (chacun de nous) à l’égard du traitement et de la libre circulation des données à caractère personnel. L’arrêt consacre un droit à l’oubli.

Aspect capital de la décision: l’existence de données personnelles sur la Toile n’est pas mise en cause par la Cour, mais leur accessibilité. Cela signifie que les éditeurs numériques – par exemple des sites médiatiques – ne sont pas tenus de retirer des contenus dont la présence, bien que licite, se verrait un jour contestée. Mais que Google ou tout autre moteur de recherche s’exposent désormais à l’obligation de supprimer les liens qui y conduisent. La mémoire de la Toile demeure. Elle ne peut plus être activée dans toutes ses ramifications. Sur les moteurs de recherche, la liste des résultats s’en trouve réduite.

Toute personne concernée est ainsi en droit de demander à l’exploitant d’un moteur de recherche de supprimer des liens vers des pages web contenant des informations d’ordre personnel et publiées par un ou des éditeurs numériques.

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08/05/2014

Cocktails et connivence

Le récent pot d’adieu d’une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP), après cinq ans à la tête du service politique, a fait grand bruit. La petite fête a réuni non seulement collègues et employés de l’agence, mais aussi le gratin du pouvoir socialiste et quelques figures d’autres obédiences. François Hollande et Manuel Valls y sont passés. Les gazettes se sont délectées de la présence conjointe du président et de son frère ennemi de la gauche, Jean-Luc Mélanchon, «qui gazouillent dans leur coin» comme le raconte Le Monde.

Organisée par la journaliste «avec [ses] petits sous», la rencontre festive n’a pas seulement suscité des taquineries attendues. Elle a aussi déclenché des critiques et des protestations. Sur son blog Arrêt sur images, le journaliste Daniel Schneidermann évoque ce «cocktail clandestin du Tout-Etat» en s’étonnant que l’agence elle-même n’en dise pas un mot dans ses dépêches.

Laissons les détails de cette illustration très française de l’étroitesse des relations entre journalistes et acteurs de la politique. Peut-être faut-il imputer à une certaine forme de civilité pratiquée chez nos voisins le fait qu’elle s’y présente comme une cible particulièrement caricaturale. En fait, la porosité entre les deux milieux s’observe partout.

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23/04/2014

L'air putride de la calomnie

La mort récente de Dominique Baudis a incité la presse française à revenir sur l’une des rumeurs les plus funestes de ces dernières années. Ancien grand reporter, présentateur de journal télévisé et maire de Toulouse, Dominique Baudis est président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) lorsqu’il est frappé de plein fouet par la rumeur, au printemps 2003.

Une enquête sur le meurtre d’une prostituée à Toulouse, commis une dizaine d’années plus tôt, conduisait à un tueur en série, Patrice Alègre. Sur la base du témoignage de deux anciennes compagnes de trottoir de la victime, consigné par un gendarme, elle charriait des accusations collatérales. Toulouse serait le théâtre de rencontres sadomasochistes – on parle de viols, d’actes de torture, de victimes enfantines. Il y aurait là du beau monde, jusque dans la magistrature. Et Dominique Baudis en serait. Le retentissement de ces prétendues révélations dépasse les frontières de l’Hexagone.

Un monde s’écroule. La presse française se repaît de la contemplation des ruines. Que Dominique Baudis soit par la suite blanchi de toutes les accusations portées contre lui, que les prostituées à l’origine de la calomnie soient condamnées, ne suffit pas à tout reconstruire. Il est des traces que le temps n’efface pas.

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15/04/2014

Usurpation d'identité sur Internet

Il y a probablement pire nuisance que les abus favorisés par l’usage des pseudonymes sur l’Internet. C’est l’usurpation d’identité. De l’identité réelle, ou «civile», mais aussi du pseudonyme lorsque celui-ci est porté par un internaute familier d’un forum de discussion.

Les lecteurs du Matin Dimanche ont appris dans la dernière édition du mois de mars qu’à ce jour l’usurpation d’identité n’est pas considérée en Suisse comme une infraction pénale. Un représentant neuchâtelois au Conseil des Etats, Raphaël Comte, demande au Conseil fédéral d’y remédier. «Aujourd’hui, explique-t-il, si quelqu’un se fait passer pour autrui sur Internet, il peut être puni pour escroquerie ou pour atteinte à la personnalité en cas de diffamation. Mais l’usurpation d’identité n’est même pas considérée comme une circonstance aggravante, alors qu’elle prouve une certaine préméditation».

Voilà plusieurs mois, le médiateur s’est beaucoup occupé de la question de l’authentification des commentaires déposés sur les sites internet des journaux, et donc de leur signature. Une minorité d’internautes, malheureusement nuisible, s’abrite sous des pseudonymes pour mettre en ligne des propos agressifs, insultants ou raciste. La décision a été prise au sein des publications romandes de Tamedia de renforcer la modération des commentaires sur leurs forums de discussion en requérant davantage de transparence de la part de leurs auteurs.

 

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02/04/2014

Conflits d'intérêts

Ce courriel tombe dans la messagerie du médiateur, brut de décoffrage: «Et toi Cornu tu devrais écrire sur les conflits d’intérêts, je crois que tu es le mieux placé».

Pourquoi cet immédiat tutoiement? Pourquoi cette interpellation abrupte qu’en dehors de relations amicales ou familières, une génération autrement policée ne connaissait guère qu’à l’école ou dans des rapports d’autorité mal dégrossis ? Pourquoi cette injonction ironique et sournoise? Est-ce là le registre de la communication sur l’Internet ? Il faudrait s’y faire. On ne s’y fait pas.

La question des conflits d’intérêts est pourtant loin d’être négligeable dans les médias. Il en va de l’indépendance professionnelle et de l’expression de l’opinion de tout journaliste. La déontologie du métier recommande de «n’accepter aucun avantage, ni aucune promesse» qui risqueraient de les limiter.

Le défaut de la norme est qu’elle tend à limiter le risque à des aspects matériels: invitations, cadeaux, avantages éventuels tirés d’informations privilégiées dans le domaine financier. Or, il existe aussi des contreparties d’ordre moral, qui se déploient dans le domaine social: honneurs et considération, reconnaissance publique, distinctions, auxquels les journalistes ne sont pas plus insensibles que d’autres.

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19/03/2014

Le médiateur flotte sur le Web

Le World Wide Web est né voilà 25 ans. En ce mois de mars 2014, le physicien anglais Tim Berners-Lee, son inventeur, est partout célébré. Il travaillait alors au CERN, à Genève. Son idée était de trouver un moyen de partager des documents informatiques en associant le principe de l’hypertexte à l’utilisation d’Internet. Son ambition était alors de réaliser un réseau unique permettant aux chercheurs du CERN de communiquer entre eux et d’échanger leurs travaux. Le projet a pris forme l’année suivante. La Toile est aujourd’hui planétaire.

L’Internet et les usages du Web ont commencé de se répandre dans la société à partir du milieu des années 1990. Les premières habitudes acquises par le public ont été la consultation de données et, de plus en plus, l’usage du courrier électronique. Les nouveaux outils permettaient d’étendre et d’accélérer les procédures.

Le grand saut s’est produit une dizaine d’années plus tard. Le Web qualifié de «2.0» a bouleversé les circuits de l’information, permettant à chacun d’intervenir à l’intention de tous.La Toile a changé nos vies. Elle a aussi changé celle de votre médiateur. Le Web occupe une place toujours plus étendue dans ses activités.

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03/03/2014

Détails inhabituels sur un suicide

Un détenu s’est suicidé le mois dernier  dans une cellule d’arrêts de La Croisée, établissement pénitentiaire situé à Orbe, dans le canton de Vaud. Le quotidien 24 heures relate les faits dans un article paru dans ses éditions des 15 et 16 février.

Le lecteur apprend que le détenu de 21 ans était placé en cellule d’arrêts en raison d’un comportement agressif répété, alors que le terme de sa peine n’était plus l’affaire que d’une douzaine de jours. L’autorité pénitentiaire précise que de telles cellules sont aménagées pour éviter ce genre de drame. Le détenu portait un survêtement (ou training), dont le cordon avait été retiré. Il s’est pendu aux barreaux de la porte avec son pantalon.

Un exposé aussi circonstancié est inhabituel dans un récit de suicide. La Déclaration des devoirs et des droits, code de déontologie des journalistes, souligne dans une directive qu’il leur incombe de renoncer «à des indications précises et détaillées sur les méthodes et les produits utilisés». L’objectif est d’éviter les risques de suicide par imitation.

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13/02/2014

Vie privée, vie publique

Le président François Hollande s’est donc rendu seul en visite officielle aux Etats-Unis, sans compagne. C’est l’épilogue provisoire d’une affaire qui a monopolisé pendant quelques semaines les premières pages des magazines de France et de Navarre. Les médias, goûtant l’effet de répétition, l’ont aussitôt qualifiée de « Gayetgate », du nom de la partenaire prêtée au président par l’hebdomadaire Closer, un beau matin de janvier.

Le médiateur s’est trouvé interpellé sur le champ par Bilan, bi-mensuel du groupe Tamedia, en vue de la mise en ligne de réactions en Suisse romande. Cette première intervention est encore accessible sur le site de la publication. Elle ne pouvait être plus spontanée. Le médiateur ignorait encore tout des révélations de Closer et n’avait jamais entendu parler de Julie Gayet. Sa première réaction fut de considérer que l’information présentait un intérêt public. Et de rappeler qu’un président de la République disposait d’une sphère privée plus restreinte que celle de tout un chacun. Sa partenaire supposée, au contraire, pouvait se prévaloir d’une légitime protection de la sienne. De ce point de vue, les prises de vue exploitées par le magazine, œuvres d’un «paparazzi» des chemins creux, pouvaient effectivement poser problème. Cela n’a pas manqué. Julie Gayet, comédienne et productrice, est intervenue le soir même de la publication.

Ces quelques considérations lapidaires, lâchées au débotté, méritent quelques mots de complément.

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03/02/2014

Médiation au "Washington Post": rien ne va plus

Voilà moins d’un an que la Page du médiateur relatait avec surprise et regret la disparition de la fonction d’ombudsman au Washington Post, quotidien américain qui en fut pourtant l’un des plus éminents pionniers.

La direction du journal considérait que la présence d’un médiateur, à la fois pédagogique et critique, ne s’imposait plus à une époque où les échanges directs sur l’Internet, l’activité des réseaux sociaux permettaient de se passer d’un relai entre les lecteurs et la rédaction.

Il suffisait à ses yeux qu’un représentant du lecteur (reader representative) se charge de transmettre d’éventuelles questions et doléances aux responsables de la rédaction, voire à d’autres étages du journal.

C’est à quoi fut donc invité le premier titulaire du poste, Doug Feaver, dès mars 2013. Or Feaver, pour des raisons à ce jour peu expliquées, a décidé de jeter l’éponge. Son dernier billet à l’enseigne Ask the Post («Posez la question au Post») a été mis en ligne le 5 décembre dernier.

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