14/09/2017

Quelle déontologie des journalistes sur l'Internet?

Lors de l’entrée des médias dans le monde numérique, les changements de statut et de pratiques du journalisme ont été assez tôt identifiés. A la posture de moniteur propre au journalisme d’opinion, à la fonction de guide reconnue au journalisme d’information, s’ajoute un rôle d’aiguilleur.

Le premier dit ce qu’il faut penser, le deuxième à quoi il faut penser. Le troisième explore ce qu’on pense, à quoi l’on pense et ce qui se raconte sur le vaste Web.

Cette évolution provoque-t-elle des changements notables dans la formulation des normes déontologiques du métier? Sans procéder à un tour d’horizon complet, et pour s’en tenir à quelques pays d’Europe occidentale, ce n’est pas le cas.

Les valeurs dominantes du journalisme demeurent: la défense de la liberté de l’information et des idées, la recherche de la vérité et le respect de la personne.

Les normes qui en découlent, formulées dans des chartes, restent pertinentes – qu’elles soient partout et en tout temps respectées est une autre affaire. Tout au plus peut-on relever quelques adaptations mineures (...)

 

L’ensemble de ces applications et adaptations confirme que les nouvelles pratiques du journalisme numérique n’ont pas provoqué pour l’instant de relecture spectaculaire de la déontologie du métier. Les normes établies tiennent la route. L’appareil juridique entourant les pratiques journalistiques et médiatiques observe une retenue analogue. Un état durable? Les évolutions sont rapides, la question ne peut que rester ouverte.

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18/05/2016

Les vagues médiatiques des "Panama Papers"

La divulgation de données en provenance du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca commence début avril. Elle concerne des comptes offshore, placés donc sous la juridiction d’un Etat qui n’est pas le pays de résidence des détenteurs des fonds. L’affaire est d’une ampleur exceptionnelle, onze millions et demi de fichiers. Elle est passée dans l’actualité sous l’appellation de «Panama Papers».

A l’origine, une source anonyme transmet les données de Mossack Fonseca à la Süddeutsche Zeitung, quotidien réputé pour le sérieux de ses enquêtes. Selon ses dires, le lanceur d’alerte a essuyé auparavant le refus d’autres organisations médiatiques. Le journal allemand voit mal comment venir à bout d’une telle masse. Il fait appel à une organisation de journalistes préconisant la collaboration par-dessus les frontières, basée à Washington: le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Près de quatre cents professionnels, plus de cent rédactions s’attellent au décryptage des données. Les résultats sont distillés dans leurs pays respectifs, 76 au total, pendant cinq semaines. D’un territoire à l’autre, l’information se diversifie selon la qualité des protagonistes, la nature des fonds, leurs liens éventuels avec des crimes ou délits comme le trafic de drogue ou la corruption.

Les matériaux se sont accumulés pendant quarante ans. Ils ne sont pas tous également intéressants ni pertinents. Ils contiennent de nombreuses données de comptes qui ont été fermés ou qui sont devenues obsolètes. L’examen des archives de Mossack Fonseca requiert du discernement.

L’opération conduit néanmoins à la mise au jour de renseignements substantiels, actuels ou récents.

Elle présente au moins trois volets.

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18/04/2016

Commentaires sur l'internet: excès et défaillances

L’attention requise de votre médiateur au sujet de la modération des commentaires sur les sites des journaux est permanente. Elle l’a déjà conduit à se demander s’il n’y laissait pas trop de temps et d’énergie. D’autres thèmes, plus directement liés aux pratiques journalistiques et médiatiques, paraissent plus substantiels et davantage dignes de soins. Il trouve donc un réconfort certain à la lecture d’une récente chronique de l’actuel médiateur du Monde, Franck Nouchi. Il y découvre, à l’identique, l’ensemble des questions que pose depuis dix ans le développement de cette forme d’interactivité sur l’internet.

Le médiateur des titres de Tamedia n’est donc pas le seul à recevoir de nombreuses réclamations concernant la modération des commentaires. Pas le seul à faire face à des accusations de laxisme, pour ne pas dire de complicité, lorsque paraissent des propos jugés inadmissibles. Pas le seul, à l’inverse,  à devoir répondre d’une prétendue censure imposée  à certains participants aux forums de discussion. Pas le seul enfin à fournir des explications à des lecteurs critiques, qui s’interrogent sur le fonctionnement du dispositif de régulation.

Ces aspects sont régulièrement abordés dans des correspondances particulières, en réponse à des réclamations. Ils l’ont été plus d’une fois sur la Page du médiateur. Ils le sont en début d’année, depuis que les rédactions des quotidiens de Tamedia (24 heures, Tribune de Genève, Le Matin) ont choisi de confier la modération à une société française spécialisée, Netino. Ils sont alors référés aux données de l’exercice écoulé, consignées dans un rapport.

Or il se trouve que cette même société modère les commentaires des lecteurs de plusieurs titres de presse français, dont les divers supports du Monde.fr. Il existe cependant de notables différences quant au champ de la modération.

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14/04/2015

Le public demande des comptes

Tout le monde a-t-il pris la mesure du bouleversement opéré par l’Internet, surtout depuis l’avènement des réseaux sociaux?

Les citoyens prennent désormais une part active à la circulation des opinions et des informations. Ils interviennent sans devoir se plier aux contraintes anciennes: l’espace limité d’un courrier des lecteurs dans les journaux, le bref temps d’antenne laissé aux interventions du public en radio et en télévision, le respect de règles journalistiques et d’orientations éditoriales appliquées par les rédactions, etc.

Leur interventions du public les plus courantes prennent la forme de commentaires spontanés sur les sites web des médias traditionnels ou sur les sites d’information dits « pure players », soit exclusivement installés sur le Web.

Certains internautes mènent par ailleurs des activités autonomes par la création de sites ou la tenue de blogs. D’autres encore ne manquent pas de pratiquer un «journalisme citoyen» en répondant à des offres de participation. Sans même évoquer ici les nombreuses manière d’assurer une présence sur le Web par le truchement des réseaux sociaux: Facebook, Twitter, YouTube, etc.

De façon spontanée ou concertée, des citoyens réagissent ainsi aux opinions et informations des médias. Ils ne se manifestent pas seulement comme «producteurs de contenus». Un spécialiste canadien des médias, Marc-François Bernier, le souligne: pour la première fois de l'histoire de la presse, les citoyens peuvent «intervenir directement et exprimer leurs doléances». Cette façon d’exercer une régulation sur les activités journalistiques pourrait être même, avance-t-il, «plus efficace que les dispositifs traditionnels que sont les conseils de presse, ombudsmans et médiateurs de presse».

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27/02/2015

Commentaires sur le Web: on se calme!

L’Internet permet à chacun de s’exprimer. C’est une excellente chose. Mais la liberté n’exclut pas la civilité. Pas plus que la conviction la plus robuste n’interdit un sens élémentaire de la communication.

Les commentaires apportés par les internautes sur les sites des médias illustrent malheureusement une maladie infantile de l’Internet. Il s’en trouve d’injurieux, d’obscènes, de méchants, d’agressifs, de violents. En nombre limité, certes, mais encore trop nombreux eu égard à leur capacité de nuisance.

Comment limiter les insupportables dérives de quelques-uns sans imposer de pesantes contraintes à tous? C’est un peu la quadrature du cercle.

Depuis 2011, les publications romandes de Tamedia ont confié la modération des commentaires déposés sur leurs sites à une société spécialisée, Netino. C’est elle qui sépare le bon grain de l’ivraie. Elle est le filtre qui laisse filer en ligne les commentaires publiables et retient les autres (...)

En 2014, quelque 15% des commentaires adressés aux versions électroniques des trois quotidiens romands de Tamedia ont été rejetés. Dans le détail, 17,5 % sur le site du Matin, 11,5 % sur celui de la Tribune de Genève, 11 % sur celui de 24 heures. Signe encourageant: ces taux, ici arrondis, sont en faible recul par rapport à 2013.

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09/02/2015

"Je n'ai pas dit ça!"

Cet habitant de Genève n’est pas content. Il s’est entretenu avec un journaliste de la Tribune de Genève et s’est retrouvé ensuite dans le journal. Il affirme que son interlocuteur ne l’a pas averti explicitement de la reprise d’une partie de ses réponses. De plus, il conteste les propos qui lui sont prêtés. Ennuyeux.

Plus ennuyeux encore, l’entretien s’est déroulé il y a deux ans. L’article a été publié alors dans les éditions papier du journal et sur sa version en ligne. C’est la permanence d’un lien référencé par Google qui fait réagir aujourd’hui l’intéressé.

Il semble établi que le journaliste n’a rien caché de son état professionnel ni du sujet traité. Il n’appartient plus à la rédaction de la Tribune depuis l’été 2013. Après tout ce temps, il n’est pas aisé de procéder à une confrontation des points de vue.

Entrer en discussion avec un journaliste suppose que l’on s’inscrit dans l’exercice de son métier et non en vue d’une conversation destinée à passer le temps. Toute personne qui n’est pas censée rendre des comptes au public, par ses fonctions ou qualités, est libre de refuser de répondre. A défaut, et selon le tour de l’entretien, de signifier clairement qu’elle n’entend pas retrouver son nom ni ses déclarations dans le journal.

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01/12/2014

Droit à l'oubli: le débat est ouvert

Le droit à l’oubli fait débat. A l’origine, l’enjeu est de s’abstenir de rappeler sans une raison impérative le passé d’une personne ayant eu maille à partir avec la justice ou s’étant illustrée par des attitudes contraires à l’honneur. Les journalistes y sont souvent confrontés. La réponse passe nécessairement par une recherche d’équilibre entre les droits de cette personne et l’intérêt du public à connaître les faits, même longtemps après qu’ils se sont produits.

Le développement de l’Internet a conféré cependant au droit à l’oubli une nouvelle dimension, à la fois dans l’espace et dans le temps. Les moteurs de recherche, à partir des seuls nom et prénom d’une personne, révèlent à quiconque et dans l’instant ce qui a été un jour publié à son sujet.

Un arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai 2014 a relancé la discussion, aussi bien dans les cercles juridiques que dans les milieux journalistiques. Il fait obligation aux moteurs de recherche de supprimer de leurs listes de référencement, à la demande des intéressés, des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Il est d’ailleurs davantage question aujourd’hui d’un droit à l’effacement, à la « non-évocation » ou encore à la « désindexation ».

C’est ce qui ressort notamment d’une journée d’étude organisée fin novembre à l’université de Lausanne par le Centre du droit de l’entreprise (Cedidac), avec la participation de plusieurs juristes spécialisés.

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15/10/2014

Les métiers du journalisme en mutation: le modèle du couteau suisse

«Former pour innover». Dans les premiers jours d’octobre s’est tenue à Paris la Conférence nationale des métiers du journalisme. Française par définition, mais ouverte à des intervenants étrangers. Votre médiateur y était invité en qualité d’observateur, chargé en compagnie d’un polytechnicien d’en proposer des conclusions. Il s’agissait de s’interroger sur le rôle de la formation dans l’adaptation des entreprises de médias et de leurs métiers aux profonds changements apportés par l’Internet et les technologies numériques.

Ce qui frappe aussitôt dans le programme de la Conférence, c’est l’ambition de prendre en compte la dimension entrepreneuriale du journalisme numérique. Les médias sont interpellés dans leur fonctionnement et leur offre au public par les nouvelles technologies. La presse écrite, la presse quotidienne en premier lieu, est durement malmenée par la dégradation de son modèle économique. Les médias sont obligés de se repenser quant à leur contenu et à leur organisation rédactionnelle.

L’ambition est de passer de la construction d’un savoir-faire ancré dans une maîtrise individuelle des outils au déploiement d’une capacité d’innover, d’inventer, de créer dans le contexte de l’entreprise. Tant les écoles et universités formatrices que les entreprises elles-mêmes y prennent leur part.

 
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17/06/2014

Le dur cheminement du droit à l'oubli

Quel avenir pour le droit à l’oubli ? L’arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai a provoqué d’innombrables réactions. Et tout autant de questions.

La Cour s’est déclarée favorable à l’effacement sur le Web de contenus comportant des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Plus exactement: l’arrêt fait obstacle à l’affichage de telles données par les moteurs numériques lors d’une recherche menée à partir du nom d’une personne. Il vise en particulier Google, qui faisait l’objet d’une action en justice introduite par un citoyen espagnol. Il s’étend aux autres moteurs de recherche.

Les données personnelles qu’un particulier veut voir disparaître ne seraient cependant pas englouties dans un oubli absolu et définitif; elles n’apparaîtraient simplement plus dans la liste de résultats rendue par le moteur de recherche.

La protection est donc relative. Elle l’est plus encore du fait de la position de Google. L’entreprise accepte la décision de la Cour de justice européenne. Mais elle considère que l’étendue en est limitée au Vieux Continent.

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20/05/2014

Vie privée: Google interdit de connexions

Ce n’est pas exactement un coup de tonnerre dans un ciel serein. Serein, le ciel numérique ne l’est pas vraiment. Mais c’est une sacrée secousse.

La Cour de justice de l’Union européenne vient de donner raison à un citoyen espagnol qui se plaignait de la permanence sur le Web d’anciennes informations le concernant, accessibles à tous par simple inscription de son nom sur la page d’accueil de Google. L’enjeu est la protection des personnes physiques (chacun de nous) à l’égard du traitement et de la libre circulation des données à caractère personnel. L’arrêt consacre un droit à l’oubli.

Aspect capital de la décision: l’existence de données personnelles sur la Toile n’est pas mise en cause par la Cour, mais leur accessibilité. Cela signifie que les éditeurs numériques – par exemple des sites médiatiques – ne sont pas tenus de retirer des contenus dont la présence, bien que licite, se verrait un jour contestée. Mais que Google ou tout autre moteur de recherche s’exposent désormais à l’obligation de supprimer les liens qui y conduisent. La mémoire de la Toile demeure. Elle ne peut plus être activée dans toutes ses ramifications. Sur les moteurs de recherche, la liste des résultats s’en trouve réduite.

Toute personne concernée est ainsi en droit de demander à l’exploitant d’un moteur de recherche de supprimer des liens vers des pages web contenant des informations d’ordre personnel et publiées par un ou des éditeurs numériques.

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15/04/2014

Usurpation d'identité sur Internet

Il y a probablement pire nuisance que les abus favorisés par l’usage des pseudonymes sur l’Internet. C’est l’usurpation d’identité. De l’identité réelle, ou «civile», mais aussi du pseudonyme lorsque celui-ci est porté par un internaute familier d’un forum de discussion.

Les lecteurs du Matin Dimanche ont appris dans la dernière édition du mois de mars qu’à ce jour l’usurpation d’identité n’est pas considérée en Suisse comme une infraction pénale. Un représentant neuchâtelois au Conseil des Etats, Raphaël Comte, demande au Conseil fédéral d’y remédier. «Aujourd’hui, explique-t-il, si quelqu’un se fait passer pour autrui sur Internet, il peut être puni pour escroquerie ou pour atteinte à la personnalité en cas de diffamation. Mais l’usurpation d’identité n’est même pas considérée comme une circonstance aggravante, alors qu’elle prouve une certaine préméditation».

Voilà plusieurs mois, le médiateur s’est beaucoup occupé de la question de l’authentification des commentaires déposés sur les sites internet des journaux, et donc de leur signature. Une minorité d’internautes, malheureusement nuisible, s’abrite sous des pseudonymes pour mettre en ligne des propos agressifs, insultants ou raciste. La décision a été prise au sein des publications romandes de Tamedia de renforcer la modération des commentaires sur leurs forums de discussion en requérant davantage de transparence de la part de leurs auteurs.

 

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18/07/2013

"Yes, we scan"

Les révélations d’Edward Snowden, et plus encore les pérégrinations planétaires (à ce jour théoriques) du jeune informaticien, alimentent les journaux, radios et télévisions en ces premières semaines de l’été. Jusqu’où donc l’ancien employé de l’Agence nationale de sécurité (NSA) ira-t-il dans les divulgations de documents confidentiels américains? Traître ou héros, selon le point de vue, où finira-t-il par se poser?

Tout cela distrait.

Les Etats-Unis sont évidemment mal pris, eux qui se posent en champions de la démocratie. Ils focalisent sur les agissements et les méthodes de leurs services spéciaux une attention médiatique ainsi dissuadée de se porter ailleurs. Comme toujours, c’est la figure présidentielle qui se trouve aussitôt exposée. Le slogan de la première campagne d’Obama, «Yes, we can» ( Oui, nous le pouvons») n’a pas tardé à être détourné: «Yes, we scan» («Oui, nous scannons»). C’était, il est vrai, assez bien trouvé. En coulisses, Georges W. Bush se sent pousser des ailes d’enfant de chœur.

C’est feindre d’oublier que tous les Etats, depuis toujours, s’emploient à assurer leur sécurité par des services de renseignements dont n’évoluent que les instruments et les cibles.

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08/07/2013

Information en ligne et droit à l'oubli

Existe-t-il encore un droit à l’oubli? L’Internet le met à mal en même temps qu’il en étend considérablement la portée.

Il ne suffit plus de s’en tenir, contre de perturbants rappels dépourvus de véritables justifications, à la protection d’une personne qui a eu par le passé affaire à la justice.

Il ne s’agit pas seulement non plus, dans une perspective élargie, d’empêcher l’évocation publique de faits anciens, qui entraverait sans fondement le secret et la tranquillité propices au développement de la personnalité de chacun.

Selon un projet formé par la Commission européenne au début 2012, il est désormais question d’introduire un véritable droit à l’oubli numérique. Celui-ci viserait à endiguer les atteintes portées à des personnes par les vagues algorithmiques des moteurs de recherche.  Chacun serait ainsi en droit d’obtenir la suppression de données qui le concernent, pour autant qu’aucun motif légitime ne justifie leur conservation.

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26/06/2013

Retour sur OffshoreLeaks

C’était il y a près de trois mois. Grand battage autour de révélations issues de données rassemblées par un Consortium international de journalisme d’investigation (ICIJ) d’origine américaine, auquel d’autres journaux se sont associés. L’opération s’appelle «OffshoreLeaks», sur le modèle de WikiLeaks, l’entreprise pionnière de Julian Assange. Les fuites concernent des placements financiers opaques dans des paradis fiscaux. Quelque cent vingt mille sociétés seraient impliquées dans cette activité.

Une nouvelle étape est franchie depuis que le consortium a décidé de rendre publique sur l’Internet, donc accessible à chacun, une partie des données d’OffshoreLeaks. Dans un entretien accordé au Monde (édition des 16 et 17 juin), son directeur Gerard Ryle justifie la décision en affirmant que «le besoin de transparence fiscale prévaut sur la protection des données».

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17/06/2013

L'Internet, l'oubli et la mémoire

 

L’émotion qui entoura l’enlèvement et la mort de Marie n’est pas effacée, prête à renaître dès que s’annoncera le procès de son ravisseur. Les médias sont passés pour l’instant à autre chose. Avec un court recul d’un mois s’impose néanmoins une observation jusqu’à ce jour négligée.

Des personnalités vaudoises ont émis sur le moment,  à des titres divers,  des critiques quant au traitement réservé à ce drame par les grands quotidiens du canton. Elles se sont moins attachées aux articles publiés qu’à leurs traces numériques. C’est davantage la permanence d’éléments litigieux sur les sites en ligne qui a justifié leurs interventions que leur présence dans les éditions papier.

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