14/01/2014

Ces chers disparus

L’embarrassante question! Comme ça, au passage de l’an. Ce serait intéressant de débattre de «ce que l’on peut dire et ne doit pas dire sur une personne post mortem», suggère au médiateur un internaute journaliste à la retraite, qui continue de bloguer gaillardement. Le genre existe, il est identifié: il s’agit de l’article nécrologique.

La grande presse internationale le cultive, comme un indice de qualité signalant une participation modeste à l’écriture de l’histoire. Par exemple, tout lecteur du Monde découvre quotidiennement ou presque, à l’enseigne «Disparitions», des hommages rendus à des personnalités décédées, le plus souvent en correspondance avec les principaux centres d’intérêt du journal. Les défunts appartiennent pour la plupart au monde de la politique, de la culture, de l’université ou des hautes écoles, de l’industrie, parfois du sport, plus rarement à la galaxie clignotante des people (...) Le monde du journalisme et des médias, plus flottant, n’est pas négligé. Ses stars ou prétendues telles, bien entendu, mais aussi d’anciens collaborateurs de la rédaction, méritants travailleurs de l’ombre depuis longtemps oubliés, qui connaissent ainsi, enfin, un ultime quart d’heure de célébrité. C’est une sorte de revanche pour tout ceux qui, leur vie durant, n’ont fait qu’observer les autres et rapporter leurs faits et gestes.

La plupart de nos journaux régionaux observent aussi cet usage confraternel. Pour le reste, le registre est assez différent.

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