09/02/2015

"Je n'ai pas dit ça!"

Cet habitant de Genève n’est pas content. Il s’est entretenu avec un journaliste de la Tribune de Genève et s’est retrouvé ensuite dans le journal. Il affirme que son interlocuteur ne l’a pas averti explicitement de la reprise d’une partie de ses réponses. De plus, il conteste les propos qui lui sont prêtés. Ennuyeux.

Plus ennuyeux encore, l’entretien s’est déroulé il y a deux ans. L’article a été publié alors dans les éditions papier du journal et sur sa version en ligne. C’est la permanence d’un lien référencé par Google qui fait réagir aujourd’hui l’intéressé.

Il semble établi que le journaliste n’a rien caché de son état professionnel ni du sujet traité. Il n’appartient plus à la rédaction de la Tribune depuis l’été 2013. Après tout ce temps, il n’est pas aisé de procéder à une confrontation des points de vue.

Entrer en discussion avec un journaliste suppose que l’on s’inscrit dans l’exercice de son métier et non en vue d’une conversation destinée à passer le temps. Toute personne qui n’est pas censée rendre des comptes au public, par ses fonctions ou qualités, est libre de refuser de répondre. A défaut, et selon le tour de l’entretien, de signifier clairement qu’elle n’entend pas retrouver son nom ni ses déclarations dans le journal.

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01/12/2014

Droit à l'oubli: le débat est ouvert

Le droit à l’oubli fait débat. A l’origine, l’enjeu est de s’abstenir de rappeler sans une raison impérative le passé d’une personne ayant eu maille à partir avec la justice ou s’étant illustrée par des attitudes contraires à l’honneur. Les journalistes y sont souvent confrontés. La réponse passe nécessairement par une recherche d’équilibre entre les droits de cette personne et l’intérêt du public à connaître les faits, même longtemps après qu’ils se sont produits.

Le développement de l’Internet a conféré cependant au droit à l’oubli une nouvelle dimension, à la fois dans l’espace et dans le temps. Les moteurs de recherche, à partir des seuls nom et prénom d’une personne, révèlent à quiconque et dans l’instant ce qui a été un jour publié à son sujet.

Un arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai 2014 a relancé la discussion, aussi bien dans les cercles juridiques que dans les milieux journalistiques. Il fait obligation aux moteurs de recherche de supprimer de leurs listes de référencement, à la demande des intéressés, des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Il est d’ailleurs davantage question aujourd’hui d’un droit à l’effacement, à la « non-évocation » ou encore à la « désindexation ».

C’est ce qui ressort notamment d’une journée d’étude organisée fin novembre à l’université de Lausanne par le Centre du droit de l’entreprise (Cedidac), avec la participation de plusieurs juristes spécialisés.

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15/10/2014

Les métiers du journalisme en mutation: le modèle du couteau suisse

«Former pour innover». Dans les premiers jours d’octobre s’est tenue à Paris la Conférence nationale des métiers du journalisme. Française par définition, mais ouverte à des intervenants étrangers. Votre médiateur y était invité en qualité d’observateur, chargé en compagnie d’un polytechnicien d’en proposer des conclusions. Il s’agissait de s’interroger sur le rôle de la formation dans l’adaptation des entreprises de médias et de leurs métiers aux profonds changements apportés par l’Internet et les technologies numériques.

Ce qui frappe aussitôt dans le programme de la Conférence, c’est l’ambition de prendre en compte la dimension entrepreneuriale du journalisme numérique. Les médias sont interpellés dans leur fonctionnement et leur offre au public par les nouvelles technologies. La presse écrite, la presse quotidienne en premier lieu, est durement malmenée par la dégradation de son modèle économique. Les médias sont obligés de se repenser quant à leur contenu et à leur organisation rédactionnelle.

L’ambition est de passer de la construction d’un savoir-faire ancré dans une maîtrise individuelle des outils au déploiement d’une capacité d’innover, d’inventer, de créer dans le contexte de l’entreprise. Tant les écoles et universités formatrices que les entreprises elles-mêmes y prennent leur part.

 
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17/06/2014

Le dur cheminement du droit à l'oubli

Quel avenir pour le droit à l’oubli ? L’arrêt de la Cour de justice européenne du 13 mai a provoqué d’innombrables réactions. Et tout autant de questions.

La Cour s’est déclarée favorable à l’effacement sur le Web de contenus comportant des données personnelles considérées comme inadéquates, non pertinentes, excessives ou obsolètes. Plus exactement: l’arrêt fait obstacle à l’affichage de telles données par les moteurs numériques lors d’une recherche menée à partir du nom d’une personne. Il vise en particulier Google, qui faisait l’objet d’une action en justice introduite par un citoyen espagnol. Il s’étend aux autres moteurs de recherche.

Les données personnelles qu’un particulier veut voir disparaître ne seraient cependant pas englouties dans un oubli absolu et définitif; elles n’apparaîtraient simplement plus dans la liste de résultats rendue par le moteur de recherche.

La protection est donc relative. Elle l’est plus encore du fait de la position de Google. L’entreprise accepte la décision de la Cour de justice européenne. Mais elle considère que l’étendue en est limitée au Vieux Continent.

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20/05/2014

Vie privée: Google interdit de connexions

Ce n’est pas exactement un coup de tonnerre dans un ciel serein. Serein, le ciel numérique ne l’est pas vraiment. Mais c’est une sacrée secousse.

La Cour de justice de l’Union européenne vient de donner raison à un citoyen espagnol qui se plaignait de la permanence sur le Web d’anciennes informations le concernant, accessibles à tous par simple inscription de son nom sur la page d’accueil de Google. L’enjeu est la protection des personnes physiques (chacun de nous) à l’égard du traitement et de la libre circulation des données à caractère personnel. L’arrêt consacre un droit à l’oubli.

Aspect capital de la décision: l’existence de données personnelles sur la Toile n’est pas mise en cause par la Cour, mais leur accessibilité. Cela signifie que les éditeurs numériques – par exemple des sites médiatiques – ne sont pas tenus de retirer des contenus dont la présence, bien que licite, se verrait un jour contestée. Mais que Google ou tout autre moteur de recherche s’exposent désormais à l’obligation de supprimer les liens qui y conduisent. La mémoire de la Toile demeure. Elle ne peut plus être activée dans toutes ses ramifications. Sur les moteurs de recherche, la liste des résultats s’en trouve réduite.

Toute personne concernée est ainsi en droit de demander à l’exploitant d’un moteur de recherche de supprimer des liens vers des pages web contenant des informations d’ordre personnel et publiées par un ou des éditeurs numériques.

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15/04/2014

Usurpation d'identité sur Internet

Il y a probablement pire nuisance que les abus favorisés par l’usage des pseudonymes sur l’Internet. C’est l’usurpation d’identité. De l’identité réelle, ou «civile», mais aussi du pseudonyme lorsque celui-ci est porté par un internaute familier d’un forum de discussion.

Les lecteurs du Matin Dimanche ont appris dans la dernière édition du mois de mars qu’à ce jour l’usurpation d’identité n’est pas considérée en Suisse comme une infraction pénale. Un représentant neuchâtelois au Conseil des Etats, Raphaël Comte, demande au Conseil fédéral d’y remédier. «Aujourd’hui, explique-t-il, si quelqu’un se fait passer pour autrui sur Internet, il peut être puni pour escroquerie ou pour atteinte à la personnalité en cas de diffamation. Mais l’usurpation d’identité n’est même pas considérée comme une circonstance aggravante, alors qu’elle prouve une certaine préméditation».

Voilà plusieurs mois, le médiateur s’est beaucoup occupé de la question de l’authentification des commentaires déposés sur les sites internet des journaux, et donc de leur signature. Une minorité d’internautes, malheureusement nuisible, s’abrite sous des pseudonymes pour mettre en ligne des propos agressifs, insultants ou raciste. La décision a été prise au sein des publications romandes de Tamedia de renforcer la modération des commentaires sur leurs forums de discussion en requérant davantage de transparence de la part de leurs auteurs.

 

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18/07/2013

"Yes, we scan"

Les révélations d’Edward Snowden, et plus encore les pérégrinations planétaires (à ce jour théoriques) du jeune informaticien, alimentent les journaux, radios et télévisions en ces premières semaines de l’été. Jusqu’où donc l’ancien employé de l’Agence nationale de sécurité (NSA) ira-t-il dans les divulgations de documents confidentiels américains? Traître ou héros, selon le point de vue, où finira-t-il par se poser?

Tout cela distrait.

Les Etats-Unis sont évidemment mal pris, eux qui se posent en champions de la démocratie. Ils focalisent sur les agissements et les méthodes de leurs services spéciaux une attention médiatique ainsi dissuadée de se porter ailleurs. Comme toujours, c’est la figure présidentielle qui se trouve aussitôt exposée. Le slogan de la première campagne d’Obama, «Yes, we can» ( Oui, nous le pouvons») n’a pas tardé à être détourné: «Yes, we scan» («Oui, nous scannons»). C’était, il est vrai, assez bien trouvé. En coulisses, Georges W. Bush se sent pousser des ailes d’enfant de chœur.

C’est feindre d’oublier que tous les Etats, depuis toujours, s’emploient à assurer leur sécurité par des services de renseignements dont n’évoluent que les instruments et les cibles.

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08/07/2013

Information en ligne et droit à l'oubli

Existe-t-il encore un droit à l’oubli? L’Internet le met à mal en même temps qu’il en étend considérablement la portée.

Il ne suffit plus de s’en tenir, contre de perturbants rappels dépourvus de véritables justifications, à la protection d’une personne qui a eu par le passé affaire à la justice.

Il ne s’agit pas seulement non plus, dans une perspective élargie, d’empêcher l’évocation publique de faits anciens, qui entraverait sans fondement le secret et la tranquillité propices au développement de la personnalité de chacun.

Selon un projet formé par la Commission européenne au début 2012, il est désormais question d’introduire un véritable droit à l’oubli numérique. Celui-ci viserait à endiguer les atteintes portées à des personnes par les vagues algorithmiques des moteurs de recherche.  Chacun serait ainsi en droit d’obtenir la suppression de données qui le concernent, pour autant qu’aucun motif légitime ne justifie leur conservation.

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26/06/2013

Retour sur OffshoreLeaks

C’était il y a près de trois mois. Grand battage autour de révélations issues de données rassemblées par un Consortium international de journalisme d’investigation (ICIJ) d’origine américaine, auquel d’autres journaux se sont associés. L’opération s’appelle «OffshoreLeaks», sur le modèle de WikiLeaks, l’entreprise pionnière de Julian Assange. Les fuites concernent des placements financiers opaques dans des paradis fiscaux. Quelque cent vingt mille sociétés seraient impliquées dans cette activité.

Une nouvelle étape est franchie depuis que le consortium a décidé de rendre publique sur l’Internet, donc accessible à chacun, une partie des données d’OffshoreLeaks. Dans un entretien accordé au Monde (édition des 16 et 17 juin), son directeur Gerard Ryle justifie la décision en affirmant que «le besoin de transparence fiscale prévaut sur la protection des données».

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17/06/2013

L'Internet, l'oubli et la mémoire

 

L’émotion qui entoura l’enlèvement et la mort de Marie n’est pas effacée, prête à renaître dès que s’annoncera le procès de son ravisseur. Les médias sont passés pour l’instant à autre chose. Avec un court recul d’un mois s’impose néanmoins une observation jusqu’à ce jour négligée.

Des personnalités vaudoises ont émis sur le moment,  à des titres divers,  des critiques quant au traitement réservé à ce drame par les grands quotidiens du canton. Elles se sont moins attachées aux articles publiés qu’à leurs traces numériques. C’est davantage la permanence d’éléments litigieux sur les sites en ligne qui a justifié leurs interventions que leur présence dans les éditions papier.

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23/05/2013

Les médias et la mort de Marie

L’abominable ne connaît pas de frontières. L’enlèvement et la mort de Marie bouleversent les esprits, dans ce petit coin du monde épargné par les atrocités répertoriées chaque soir par les journaux télévisés.

Sous l’émotion partagée, l’incompréhension. Comment se fait-il que le ravisseur se soit trouvé astreint à de simples arrêts domiciliaires, alors que ses antécédents semblaient requérir une plus étroite surveillance? Les médias ont très rapidement ouvert le débat, déployant ici leur fonction critique en démocratie. Le thème en est : la Justice et la mort de Marie.

Mais le récit du meurtre et l’exploration de son contexte n’ont pas échappé non plus à des interrogations, dont le médiateur s’est trouvé diversement saisi. Il s’agira donc ici d’un autre sujet: les médias et la mort de Marie.

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07/05/2013

Des journalistes trop crédules?

Les journalistes ne sont donc pas des manipulateurs nés. Simplement, ils ne sont pas moins dupes que les autres. C’est la nouvelle qu’apporte le sociologue Gérald Bronner dans son livre La démocratie des crédules (Presses universitaires de France). Rassurante sous l’aspect moral. Non sous l’aspect cognitif, puisque les journalistes sont par ailleurs responsables de la diffusion d’informations contribuant à notre connaissance du monde.

Les exemples sont multiples d’affirmations ou théories saluées par un grand retentissement médiatique, alors qu’elles ne résistent pas plus à la critique scientifique qu’au démontage des mécanismes mentaux qui les construisent. Mais il est alors souvent trop tard. La croyance s’est si solidement installée dans l’opinion que l’on se fait des choses qu’elle résiste aux arguments fondés sur la connaissance la mieux établie.

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22/02/2013

Quels commentaires, quelles infos?

Il ne se passe guère de semaine sans que le médiateur ne soit interpellé sur la gestion des commentaires déposés sur les sites du Matin, de 24 Heures ou de la Tribune de Genève.

Ainsi, ce lecteur de Corcelles (Neuchâtel): «Je me demande depuis un certain temps pour quelles raisons certaines informations ne peuvent être commentées, alors que d’autres le sont sans problème».

La réponse tient en trois points.

Le premier est que les rédactions Web des quotidiens restent libres de leurs choix rédactionnels, de la sélection des informations, de leur traitement, de leur mise en hiérarchie. Elles le sont aussi de l’ouverture de certaines d’entre elles aux commentaires des internautes. Encore faut-il en effet que les informations soient assez intéressantes pour susciter des commentaires nourris.

Le deuxième point est que l’expérience montre qu’un certain nombre de thèmes donnent lieu à des empoignades qui dérapent systématiquement du débat d’idées à l’échange d’insultes. Le phénomène n’est pas propre aux lecteurs des quotidiens romands. Des observateurs des pratiques sur les forums de l’Internet désignent comme «point Godwin», défini en 1990 par Mike Godwin, le moment où interviennent dans une discussion en ligne des accusations en référence à l’époque du Troisième Reich.

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06/02/2013

Le drame de l'A9 n'en finit pas

La diffusion publique des images de l’accident d’un car belge dans le tunnel de Sierre, survenu voilà près d’un an, ne cesse de provoquer des réactions. Une séquence de 14 minutes a été tirée des enregistrements par les caméras de sécurité installées dans le tunnel. Elle vise à démontrer que la police valaisanne a agi avec célérité et efficacité. Elle a été mise en ligne sur YouTube. Le médiateur s’attendait à se voir interpellé au sujet de sa reprise, ici ou là controversée, par des sites de médias romands.

Il n’en a rien été. A peine la divulgation des images était-elle connue que le débat s’est déplacé sur deux autres terrains : juridique et surtout, et de plus en plus férocement, politique.  La justice et la police avaient-elles le droit de répandre ces images hors du cercle de l’enquête, qui n’est pas encore terminée ? Dans un Valais plongé en campagne électorale, la polémique fait rage. Elle est attisée par la candidature au gouvernement cantonal du commandant de la police valaisanne, considéré à ce jour comme exemplaire dans sa gestion de l’accident. Le médiateur se gardera de s’en mêler.

Sous le seul aspect de l’exploitation médiatique, quelques remarques cependant, « à blanc » en quelque sorte.

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22/01/2013

Avis de tempête dans la blogosphère

La décision prise par la direction des publications romandes de Tamedia de revoir sa politique des blogs fait passer la flottille des blogueurs par les 40èmes rugissants. En première ligne, les blogueurs navigants sous les couleurs de 24 Heures.

Cette décision comporte deux volets, qui concernent les trois sites des quotidiens du groupe.

Le premier a été de procéder à une mise à quai de très nombreux blogs lancés dans la période euphorique du Web 2.0 et laissés en déshérence. Plusieurs d’entre eux se trouvaient même à l’état d’épaves. Les plus nombreux dataient de l’époque du Matin bleu, quotidien gratuit disparu lors des premières phases de rapprochement entre Edipresse, l’ancien armateur, et le groupe Tamedia.

Le second volet consiste à répartir désormais les charges d’entretien entre les trois sites, selon le nombre de blogs hébergés par chacun d’eux. Une plate-forme de blogs suppose en effet des coûts, dont tous les blogueurs ne sont pas conscients en ce temps de gratuité de l’information. Le plus évident est la location des places d’amarrage auprès d’un hébergeur spécialisé (blogSpirit pour les trois titres), auquel est sous-traitée la gestion technique des blogs. Un autre, très variable, tient à la politique éditoriale de chaque titre, et donc à l’engagement de forces rédactionnelles plus ou moins importantes. A l’inverse, il est juste de rappeler que les prestations des blogueurs eux-mêmes, sur l’ensemble de la blogosphère, sont ordinairement bénévoles tout en contribuant marginalement à l’audience numérique du média qui les accueille.

(...) Les trois titres romands de Tamedia ont donc défini leur ligne, chacun pour soi.

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